Archive pour février 2014

Stage de théâtre – Conter, ou l’art du mensonge vrai – 16 mars 2014

Lundi 17 février 2014

Conter, ou l’art du mensonge vrai.

Le conteur part du postulat que tout le monde sait qu’il raconte des mensonges. Selon les cultures, il s’excuse par avance. C’est le fameux « Il était une fois » qui situe dans un lieu indéfini, à une époque indéterminée, l’action qui va être racontée. Dans « Les Mille et Une Nuits », le conteur ajoute même, à intervalles réguliers, la phrase fameuse « Il n’y a de vérité qu’en Dieu le très Haut, le très Grand », comme si la caution divine pouvait excuser le pauvre hère simplement humain qui raconte des énormités.

Mais cela n’empêche pas la sincérité. Si, depuis la nuit des temps, quelle que soit la Culture, l’homme se raconte et raconte encore des Histoires, des contes, des légendes, selon un schéma universel, c’est peut-être pour conjurer la peur de la Mort, qui est au fond la seule certitude, la seule vérité.

L’Art du conteur repose sur sa confiance et son incertitude. Sur sa capacité à voyager, à faire voyager, à convoquer l’imaginaire et à imaginer sans fin de nouveaux espaces. C’est donc un compagnonnage, une complicité qui s’établit entre le spectateur et le conteur. Alors il n’y a plus mensonge, mais partage.

Autre chose. Lorsque le conteur est face à un public, il est dans le meilleur des cas protégé par le quatrième mur. Mais la plupart des conteurs ne sont pas dans le confort du théâtre. La petite salle, la place publique, le fameux cercle au coin du feu, sont le plus souvent le lot de celui qui vient conter.

Se pose ensuite la question : que conter ? Une histoire archi-connue ? Mais qui va m’écouter ? Le plaisir du spectateur est alors celui de l’enfant, qui aime qu’on lui raconte cent fois la même histoire. Mais dans ce cas, il faut faire cela bien, être captivant…

Peut-on aussi raconter une histoire nouvelle ? Si oui, d’où vient-elle ? Est-elle nouvelle pour tout le public ? Le conteur y a-t-il ajouté des choses de son cru ? En ce cas, le conteur est-il un improvisateur ?

Nous tenterons d’apporter des réponses à toutes ces questions. Si nous n’avons pas les réponses nous les inventerons…

Si vous avez un conte, un bout de quelque chose, amenez-le…

Intervenant : Philippe PENGUY

Metteur en scène, comédien, auteur, il est directeur artistique de la Cie Cyclone, et  joue régulièrement avec la cie du Huitième Jour.
BOOK DE PHILIPPE PENGUYFormé comme comédien à l’American Center, il joue au théâtre (Charlemagne dans « La chanson de Roland », Pélée dans « Andromaque » d’Euripide, Hélicanus et différents rôles dans « Périclès » de Shakespeare, le grand Tui du palais et différents rôles dans « Turandot » de Brecht, le chevalier dans « L’heureux stratagème » de Marivaux…). Il travaille aussi pour la télévision (Divine Emilie, Vérités assassines, la série « Préjudices »). Parallèlement à son parcours de comédien, il est l’auteur de neuf pièces de théâtre (« Rouge est le sang », « Le passager de la nuit », une trilogie sur le roi Arthur à destination du Jeune Public…).
Passionné par les histoires et les contes, il joue depuis 1999 « Le roi-cheval » qu’il découpe et remanie au gré des circonstances. Ce corpus de textes emprunte à l’imaginaire celte comme aux légendes slaves ou scandinaves, aux contes orientaux, mais aussi à l’imagination de son interprète.
Il a également mis en scène divers spectacles d’humour (« Sans faux-col », « Vérone », « C’est pas grave », qui seront joués dans toute la France (Paris, Rennes, Antibes, Nice, Lyon, Strasbourg…). Il dirige aussi des spectacles de rue pour la compagnie Cyclone (« Un jour au Moyen-Âge » spectacle à 15 personnages, joué depuis 2004), des ateliers d’écriture débouchant sur des spectacles théâtraux au sein des quartiers de la ville de Gonesse (« Les pitoyens » en 2006). En 2008 il écrit et met en scène « Mélisande et le père Noël », une création « Jeune Public » pour la ville de Vitré. En 2009 il conçoit et dirige six spectacles (« Les mousquetaires 1643 », « La salle d’Armes 1740 », « Duellistes sous le Premier Empire », « Les réminiscences », « Le salon littéraire de Madame Récamier », « Un vent de liberté ») à l’occasion de « La Nuit des Musées » et des « Journées du Patrimoine » en 2009, pour le Musée de l’Armée à l’Hôtel National des Invalides. En 2011 il écrit et met en scène « Noce à la Villa » pour la ville de Noisy-le-Grand. En 2012 il met en scène « Macbeth » de Shakespeare pour le théâtre Le Ranelagh, avant de réintégrer la compagnie du 8ème Jour en 2013 pour « L’heureux stratagème » de Marivaux.
Il a également fondé la section d’escrime artistique à Ivry-sur-Seine en 2001, qui compte à l’heure actuelle plus de 80 adhérents, ce qui l’amène à régler les combats de différents spectacles (« Bretagne en Marches », « Les faux jumeaux vénitiens », « Coucy à la Merveille »…).

Ce stage vous est proposé le dimanche 16 mars 2014
de 10 h à 18 h
(pause déjeuner de 1 h)

À la Maison pour tous (MPT) Marcel Bou

8-10 rue du docteur Sureau
93160 Noisy-le-Grand

Inscriptions par mail : association.fortuna@gmail.com

40 € par personne

paiement sur place

Stage – A l’origine était le verbe : le chœur antique. Les Photos

Dimanche 2 février 2014

Voici quelques photos du stage A l’origine était le verbe : le chœur antique , organisé par Fortuna. Un grand merci à notre intervenante, Agnès Valentin pour ce stage au contenu si riche, sur un sujet si important au théâtre : le « être ensemble ».

D’autres photos sur notre page Facebook.