<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
		>
<channel>
	<title>Commentaires pour Le portail de l&#039;association Fortuna</title>
	<atom:link href="http://www.sorssalutis.org/comments/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.sorssalutis.org</link>
	<description>Le portail de l’association Fortuna : Basée sur l&#039;Ile-de-France et créée en 1997, Fortuna est une association d&#039;évocation historique.</description>
	<lastBuildDate>Mon, 08 Mar 2010 02:43:16 +0100</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8.4</generator>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
		<item>
		<title>Commentaires sur Amour en terre lointaine &#8211; 5ème jeu-parti par Le Roi Renaud</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/amour-en-terre-lointaine-5eme-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-753</link>
		<dc:creator>Le Roi Renaud</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 02:43:16 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=180#comment-753</guid>
		<description>Certes l&#039;un est menteur, et l&#039;autre est orgueilleux
Tuant la vérité, l&#039;un recourt au mensonge
Prétend que serait vrai ce qui n&#039;est rien qu&#039;un songe
Et de ce néant-là, nous fait du merveilleux.

Indubitablement, si le premier invente,
Indubitablement, le second, lui, se vante.
Mais ce bonimenteur, ce raconteur d&#039;histoire
N&#039;y a-t-il autre chose en lui que l&#039;on peut voir?

Ces élucubrations, s&#039;il tient à nous les dire,
C&#039;est qu&#039;il veut à nos yeux se hausser, se grandir.
Se vanter pour du faux, c&#039;est aussi de l&#039;orgueil!
C&#039;est donc bien deux défauts que je vois, d&#039;un seul œil!

L&#039;autre qui de sa vie ne fait aucun mystère
Ignore la pudeur et ne veut pas se taire.
Diantre ne vaut pas mieux que notre ami menteur
Et veut bien, lui aussi, être vu en hauteur.

Certes cela n&#039;est pas glorieux, loin s&#039;en faut
Mais c&#039;est là, je le crois, son unique défaut.
Blâmons donc icelui qui ment comme il respire
Violer la vérité, il n&#039;y a rien de pire!

Mais... Parfois les menteurs deviennent des puissants,
Élus, car leurs discours, sont beaux et séduisants...
Attaquons plutôt l&#039;homme épris de vérité!
(Mon défaut, je l&#039;avoue, s&#039;appelle lâcheté!)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Certes l&#8217;un est menteur, et l&#8217;autre est orgueilleux<br />
Tuant la vérité, l&#8217;un recourt au mensonge<br />
Prétend que serait vrai ce qui n&#8217;est rien qu&#8217;un songe<br />
Et de ce néant-là, nous fait du merveilleux.</p>
<p>Indubitablement, si le premier invente,<br />
Indubitablement, le second, lui, se vante.<br />
Mais ce bonimenteur, ce raconteur d&#8217;histoire<br />
N&#8217;y a-t-il autre chose en lui que l&#8217;on peut voir?</p>
<p>Ces élucubrations, s&#8217;il tient à nous les dire,<br />
C&#8217;est qu&#8217;il veut à nos yeux se hausser, se grandir.<br />
Se vanter pour du faux, c&#8217;est aussi de l&#8217;orgueil!<br />
C&#8217;est donc bien deux défauts que je vois, d&#8217;un seul œil!</p>
<p>L&#8217;autre qui de sa vie ne fait aucun mystère<br />
Ignore la pudeur et ne veut pas se taire.<br />
Diantre ne vaut pas mieux que notre ami menteur<br />
Et veut bien, lui aussi, être vu en hauteur.</p>
<p>Certes cela n&#8217;est pas glorieux, loin s&#8217;en faut<br />
Mais c&#8217;est là, je le crois, son unique défaut.<br />
Blâmons donc icelui qui ment comme il respire<br />
Violer la vérité, il n&#8217;y a rien de pire!</p>
<p>Mais&#8230; Parfois les menteurs deviennent des puissants,<br />
Élus, car leurs discours, sont beaux et séduisants&#8230;<br />
Attaquons plutôt l&#8217;homme épris de vérité!<br />
(Mon défaut, je l&#8217;avoue, s&#8217;appelle lâcheté!)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur De Joie et de Jeunesse &#8211; 6ème jeu-parti par Le Roi Renaud</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/de-joie-et-de-jeunesse-6eme-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-752</link>
		<dc:creator>Le Roi Renaud</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 01:32:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=192#comment-752</guid>
		<description>Je crois que le plus beau siège au fond de nos cœurs
Et l&#039;amour est d&#039;abord une chose intérieure.
Lorsque, connu des autres, on me dit qu&#039;on le voit,
Permettez, gentes gens, que j&#039;en doute parfois.

Ce sentiment si fin qui me met en émoi
Qui pourrait en parler? Prince, Reine ou bien Roi?
Quand bien même on mettrait ensemble, là, les trois
Nul ne pourrait rien dire, personne, excepté moi!

Et ce que l&#039;on admet comme étant bien visible
N&#039;est pas le vrai amour, cela est impossible.
Ce n&#039;est que la posture, ce n&#039;est que l&#039;apparence
Ce n&#039;est pas le vécu, là est la différence.

Même le spectateur au passé amoureux,
Qui aima à en être heureux ou malheureux,
Pourra-t-il jamais dire &quot;je sais ce que tu sens&quot;?
Alors que dans ses veines coule un tout autre sang?

Unique à chaque fois est le feu amoureux
Et l&#039;on n&#039;est pas deux fois pareillement heureux.
Cet amour sans matière, sans réelle existence 
Peut-il toucher ces yeux, dont la vue est le sens?

Ce sentiment, messire, est donc toujours caché.
Je dois donc en conclure (ne soyez pas fâché):
Il se vit en-dedans, mais il ne se voit pas.
La question posée, donc, ne se pose pas.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je crois que le plus beau siège au fond de nos cœurs<br />
Et l&#8217;amour est d&#8217;abord une chose intérieure.<br />
Lorsque, connu des autres, on me dit qu&#8217;on le voit,<br />
Permettez, gentes gens, que j&#8217;en doute parfois.</p>
<p>Ce sentiment si fin qui me met en émoi<br />
Qui pourrait en parler? Prince, Reine ou bien Roi?<br />
Quand bien même on mettrait ensemble, là, les trois<br />
Nul ne pourrait rien dire, personne, excepté moi!</p>
<p>Et ce que l&#8217;on admet comme étant bien visible<br />
N&#8217;est pas le vrai amour, cela est impossible.<br />
Ce n&#8217;est que la posture, ce n&#8217;est que l&#8217;apparence<br />
Ce n&#8217;est pas le vécu, là est la différence.</p>
<p>Même le spectateur au passé amoureux,<br />
Qui aima à en être heureux ou malheureux,<br />
Pourra-t-il jamais dire &laquo;&nbsp;je sais ce que tu sens&nbsp;&raquo;?<br />
Alors que dans ses veines coule un tout autre sang?</p>
<p>Unique à chaque fois est le feu amoureux<br />
Et l&#8217;on n&#8217;est pas deux fois pareillement heureux.<br />
Cet amour sans matière, sans réelle existence<br />
Peut-il toucher ces yeux, dont la vue est le sens?</p>
<p>Ce sentiment, messire, est donc toujours caché.<br />
Je dois donc en conclure (ne soyez pas fâché):<br />
Il se vit en-dedans, mais il ne se voit pas.<br />
La question posée, donc, ne se pose pas.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur De Joie et de Jeunesse &#8211; 6ème jeu-parti par Mairin LeFay</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/de-joie-et-de-jeunesse-6eme-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-749</link>
		<dc:creator>Mairin LeFay</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 15:00:59 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=192#comment-749</guid>
		<description>*prend timidement la parole*

Sans vouloir ici contredire le brillant poète qu&#039;est Gaulcem, je crois que je suis partisane du deuxième choix proposé par notre ami Yves le Rouge... 
Certes, tenir son amour secret a des attraits, mais n&#039;est-t-il pas plus agréable, pour des amants, que de pouvoir vivre leur passion aux yeux de tous? Jouer à ne pas se connaitre, au coeur de la foule, peut amuser quelques temps, mais quoi de plus bon que de pouvoir se promener aux yeux de tous au bras de son amant? N&#039;est-ce pas crier sa fieté d&#039;être aimée et d&#039;aimer en retour? 

Sur ce, gentes Dames et gentils Sires, souffrez que je me retire, en espérant bientôt revenir parmi vous aux bras de celui que mon coeur a choisi...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>*prend timidement la parole*</p>
<p>Sans vouloir ici contredire le brillant poète qu&#8217;est Gaulcem, je crois que je suis partisane du deuxième choix proposé par notre ami Yves le Rouge&#8230;<br />
Certes, tenir son amour secret a des attraits, mais n&#8217;est-t-il pas plus agréable, pour des amants, que de pouvoir vivre leur passion aux yeux de tous? Jouer à ne pas se connaitre, au coeur de la foule, peut amuser quelques temps, mais quoi de plus bon que de pouvoir se promener aux yeux de tous au bras de son amant? N&#8217;est-ce pas crier sa fieté d&#8217;être aimée et d&#8217;aimer en retour? </p>
<p>Sur ce, gentes Dames et gentils Sires, souffrez que je me retire, en espérant bientôt revenir parmi vous aux bras de celui que mon coeur a choisi&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur De Joie et de Jeunesse &#8211; 6ème jeu-parti par Gaulcem Faidit</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/de-joie-et-de-jeunesse-6eme-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-740</link>
		<dc:creator>Gaulcem Faidit</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 00:36:44 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=192#comment-740</guid>
		<description>Mes chers amis, afin de répondre mieux,
A la question d’Yves, chevalier  preux,
Je vais m&#039;amuser à prendre un exemple,
Où, pour de vrai, qui se ressemble s’assemble.

Je m’imagine que je suis dans une assemblée,
Où l’on remet un prix à la plus belle Domna,
A celle qui n’a d’égale que Vénus en beauté,
Que Minerve en Esprit et que Marie en Foi.

Et je suis amoureux d’une femme qui l’est de moi,
Alors devant tous, je peux bien dire avec joie,
Tout l’amour que j’ai dans le cœur pour elle,
Que tous sachent qu’elle est mon seul arc en ciel.

Donc, je fais honneur, devant tous, à ma chérie
Qui est dans l’assemblée et que l&#039;on applaudit,
D’être aimée par moi de cette façon là, ainsi
L’on sait qu’à mes chers yeux elle seule mérite le prix.

Je pourrai tout à fait faire ce choix là, 
Et faire honneur à ma chérie Domna.
Mais imaginez un instant alors
Que de silence, au contraire, je m’arbore. 

Et même mieux, à ce moment là je dis
Que je suis, tel Orphée, seul dans ma vie,
Malheureux amant, ce qui serait faux,
A dire, devant tous, devant elle, tout haut.

Pourquoi me direz-vous ? Car quoi, enfin,
Ce serait aimer comme en clandestin,
Une femme qui fait notre entier bonheur,
Dont on ne peut se passer même une heure.

Je pourrais répondre, que c’est par pudeur,
Que sans renier ma joie ni mon bonheur,
Je n’ai besoin de lui voir un prix pour l’aimer 
Et que je préfère garder notre amour secret.
 
Ensuite pour bien la rassurer, 
Je lui découvrirai mon artifice,
Tout cela bien sur en privé, 
Qu’elle ne se croit pas nouvelle Bérénice.

Maintenant que j’ai présenté nos solutions,
Je pourrai ne pas trancher, par pure abstention,
Comme Lady Elisabeth, ma très chère amie,
Et vous laissez réfléchir à ce que j’ai dis.

Mais, de Gaulcem, ce n’est pas tradition,
Je préférerai, je le sens la discrétion,
Dire mon amour pour ma belle, ma Domna,
Serait bien beau, mais subjectif, voilà !

Mon amour ne concerne qu’elle seule et moi.
Comme je ne fais devant tous, pas le moindre éclat,
Je n’aurai d’elle pas de faveurs publiques,
Je les préfère privées, c’est plus pudique.

Voilà pourquoi je vous ai fait cette fable,
Parce que c’est à mon sens préférable
Pour un amant d’être secret sur son amour,
En faire éclat public, pourrait lui jouer des tours.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Mes chers amis, afin de répondre mieux,<br />
A la question d’Yves, chevalier  preux,<br />
Je vais m&#8217;amuser à prendre un exemple,<br />
Où, pour de vrai, qui se ressemble s’assemble.</p>
<p>Je m’imagine que je suis dans une assemblée,<br />
Où l’on remet un prix à la plus belle Domna,<br />
A celle qui n’a d’égale que Vénus en beauté,<br />
Que Minerve en Esprit et que Marie en Foi.</p>
<p>Et je suis amoureux d’une femme qui l’est de moi,<br />
Alors devant tous, je peux bien dire avec joie,<br />
Tout l’amour que j’ai dans le cœur pour elle,<br />
Que tous sachent qu’elle est mon seul arc en ciel.</p>
<p>Donc, je fais honneur, devant tous, à ma chérie<br />
Qui est dans l’assemblée et que l&#8217;on applaudit,<br />
D’être aimée par moi de cette façon là, ainsi<br />
L’on sait qu’à mes chers yeux elle seule mérite le prix.</p>
<p>Je pourrai tout à fait faire ce choix là,<br />
Et faire honneur à ma chérie Domna.<br />
Mais imaginez un instant alors<br />
Que de silence, au contraire, je m’arbore. </p>
<p>Et même mieux, à ce moment là je dis<br />
Que je suis, tel Orphée, seul dans ma vie,<br />
Malheureux amant, ce qui serait faux,<br />
A dire, devant tous, devant elle, tout haut.</p>
<p>Pourquoi me direz-vous ? Car quoi, enfin,<br />
Ce serait aimer comme en clandestin,<br />
Une femme qui fait notre entier bonheur,<br />
Dont on ne peut se passer même une heure.</p>
<p>Je pourrais répondre, que c’est par pudeur,<br />
Que sans renier ma joie ni mon bonheur,<br />
Je n’ai besoin de lui voir un prix pour l’aimer<br />
Et que je préfère garder notre amour secret.</p>
<p>Ensuite pour bien la rassurer,<br />
Je lui découvrirai mon artifice,<br />
Tout cela bien sur en privé,<br />
Qu’elle ne se croit pas nouvelle Bérénice.</p>
<p>Maintenant que j’ai présenté nos solutions,<br />
Je pourrai ne pas trancher, par pure abstention,<br />
Comme Lady Elisabeth, ma très chère amie,<br />
Et vous laissez réfléchir à ce que j’ai dis.</p>
<p>Mais, de Gaulcem, ce n’est pas tradition,<br />
Je préférerai, je le sens la discrétion,<br />
Dire mon amour pour ma belle, ma Domna,<br />
Serait bien beau, mais subjectif, voilà !</p>
<p>Mon amour ne concerne qu’elle seule et moi.<br />
Comme je ne fais devant tous, pas le moindre éclat,<br />
Je n’aurai d’elle pas de faveurs publiques,<br />
Je les préfère privées, c’est plus pudique.</p>
<p>Voilà pourquoi je vous ai fait cette fable,<br />
Parce que c’est à mon sens préférable<br />
Pour un amant d’être secret sur son amour,<br />
En faire éclat public, pourrait lui jouer des tours.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Locus voluptatis &#8211; 4ème jeu-parti par Don Fenice Gesufal</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/locus-voluptatis-4eme-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-722</link>
		<dc:creator>Don Fenice Gesufal</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 13:07:23 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=119#comment-722</guid>
		<description>Lady Elisabeth a fort bien traité le sujet, mais en en éludant, il me semble, l’une des composantes majeures, à savoir le dilemme entre les deux alternatives. Dans les différentes situations qu’elles nous décrit, le protagoniste n’a pas réellement le choix entre les deux propositions, soit qu’il consomme son amour mais doive ensuite quitter sa belle le matin venu pour tenir son serment, soit qu’il ne puisse le faire et reste à ses côtés.

En revanche, je conserverai l’une de ses prémisses que je considère comme indispensable à un vrai débat sur la question, à savoir que l’on parle bien ici d’amour véritable (ou tout du moins de l’idée d’amour véritable, car il reste difficile de juger de ce caractère), car autrement la première proposition en devient plus facile à supporter tandis que la deuxième perd de son attraction.

L’autre prémisse que je poserai donc est que notre sujet a véritablement le choix entre les deux alternatives. Cela suppose, à mon avis, que l’amour qu’il a pour sa dulcinée soit partagé, rendant possibles les deux situations, et le dilemme symétrique.

Imaginons, pour les besoins de notre questionnement, que nos deux amoureux soient victimes d’un charme qui, s’ils s’unissent charnellement – ou, plus cruel encore, à la première caresse ou baiser – les transportera au matin sur deux mondes distincts, sans espoir de retour. Ils peuvent donc effectivement s’abandonner l’un à l’autre, mais au prix d’une séparation ad vitam æternam, ou bien préférer rester auprès de l’autre leur vie durant, mais sans jamais assouvir leur désir.

Les deux possibilités étant source de souffrance, il s’agit de préférer la moindre, entre celle causée par l’absence irrémédiable de l’être cher, mais tempérée par le souvenir du moment partagé, et celle causée par l’impossibilité de l’amour physique, mais pour laquelle le baume de la compagnie de l’aimé(e) vient amoindrir quelque peu. J’aurais pour ma part un argument en faveur du premier choix : lorsque l’on se trouve séparé de l’autre, sur le long terme, la souffrance va diminuant, au fur et à mesure que les souvenirs s’estompent lentement ; tandis que, de l’autre côté, la présence constante de l’autre est un rappel constant de l’impossibilité du contact physique, cette proximité ravivant en permanence le feu d’un désir qui ne peut être comblé.

Ceci m’amène également à exprimer mon désaccord vis-à-vis de la conclusion de sa contribution : pour moi, ce n’est pas vivre dans le futur que de préférer la seconde proposition, car cela supposerai un espoir qui n’est pas permis par les termes de l’alternative, et ce n’est peut-être pas non plus vivre dans le passé que de choisir la première. C’est plutôt choisir entre l’intensité et la fugacité d’un bonheur éphémère, et le mélange de plaisir et de souffrance d’un désir permanant mais voué à rester inassouvi.

Maintenant, nous pouvons aussi considérer que ce jeu est une métaphore de l’inconstance du désir, dans une perspective quelque peu Dom Juanienne. On a beau éprouver de l’amour, le désir se tarira une fois comblé, entraînant à terme la séparation, alors que dans l’alternative il pourra rester intact indéfiniment. Un personnage à la morale toute personnelle me tint un jour ces propos : « C’est de coucher avec l’être aimé qui finira par tuer cet amour. Pour qu’un amour dure toujours, il faut rester auprès de l’autre, mais ne jamais coucher qu’avec d’autres ! ». Une maxime provocatrice et moralement discutable, mais qui peut justement susciter bien des commentaires…



</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Lady Elisabeth a fort bien traité le sujet, mais en en éludant, il me semble, l’une des composantes majeures, à savoir le dilemme entre les deux alternatives. Dans les différentes situations qu’elles nous décrit, le protagoniste n’a pas réellement le choix entre les deux propositions, soit qu’il consomme son amour mais doive ensuite quitter sa belle le matin venu pour tenir son serment, soit qu’il ne puisse le faire et reste à ses côtés.</p>
<p>En revanche, je conserverai l’une de ses prémisses que je considère comme indispensable à un vrai débat sur la question, à savoir que l’on parle bien ici d’amour véritable (ou tout du moins de l’idée d’amour véritable, car il reste difficile de juger de ce caractère), car autrement la première proposition en devient plus facile à supporter tandis que la deuxième perd de son attraction.</p>
<p>L’autre prémisse que je poserai donc est que notre sujet a véritablement le choix entre les deux alternatives. Cela suppose, à mon avis, que l’amour qu’il a pour sa dulcinée soit partagé, rendant possibles les deux situations, et le dilemme symétrique.</p>
<p>Imaginons, pour les besoins de notre questionnement, que nos deux amoureux soient victimes d’un charme qui, s’ils s’unissent charnellement – ou, plus cruel encore, à la première caresse ou baiser – les transportera au matin sur deux mondes distincts, sans espoir de retour. Ils peuvent donc effectivement s’abandonner l’un à l’autre, mais au prix d’une séparation ad vitam æternam, ou bien préférer rester auprès de l’autre leur vie durant, mais sans jamais assouvir leur désir.</p>
<p>Les deux possibilités étant source de souffrance, il s’agit de préférer la moindre, entre celle causée par l’absence irrémédiable de l’être cher, mais tempérée par le souvenir du moment partagé, et celle causée par l’impossibilité de l’amour physique, mais pour laquelle le baume de la compagnie de l’aimé(e) vient amoindrir quelque peu. J’aurais pour ma part un argument en faveur du premier choix : lorsque l’on se trouve séparé de l’autre, sur le long terme, la souffrance va diminuant, au fur et à mesure que les souvenirs s’estompent lentement ; tandis que, de l’autre côté, la présence constante de l’autre est un rappel constant de l’impossibilité du contact physique, cette proximité ravivant en permanence le feu d’un désir qui ne peut être comblé.</p>
<p>Ceci m’amène également à exprimer mon désaccord vis-à-vis de la conclusion de sa contribution : pour moi, ce n’est pas vivre dans le futur que de préférer la seconde proposition, car cela supposerai un espoir qui n’est pas permis par les termes de l’alternative, et ce n’est peut-être pas non plus vivre dans le passé que de choisir la première. C’est plutôt choisir entre l’intensité et la fugacité d’un bonheur éphémère, et le mélange de plaisir et de souffrance d’un désir permanant mais voué à rester inassouvi.</p>
<p>Maintenant, nous pouvons aussi considérer que ce jeu est une métaphore de l’inconstance du désir, dans une perspective quelque peu Dom Juanienne. On a beau éprouver de l’amour, le désir se tarira une fois comblé, entraînant à terme la séparation, alors que dans l’alternative il pourra rester intact indéfiniment. Un personnage à la morale toute personnelle me tint un jour ces propos : « C’est de coucher avec l’être aimé qui finira par tuer cet amour. Pour qu’un amour dure toujours, il faut rester auprès de l’autre, mais ne jamais coucher qu’avec d’autres ! ». Une maxime provocatrice et moralement discutable, mais qui peut justement susciter bien des commentaires…</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Locus voluptatis &#8211; 4ème jeu-parti par Lady Elizabeth</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/locus-voluptatis-4eme-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-706</link>
		<dc:creator>Lady Elizabeth</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 15:05:06 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=119#comment-706</guid>
		<description>Bien! Pour répondre à cette délicate question, j’ai, de mon coté, pris le parti de la simplifier quelque peu, pour la réduire à deux lieux communs afin de nous aider dans cette réflexion.
Mais avant toute chose, établissons clairement que, durant tout ce discours, lorsque que nous parlerons de sentiments, nous considèrerons qu’il s’agit de l’amour véritable, le grand, celui pour lequel nous serrions prêt à endurer toutes les souffrances, et non d’une vulgaire attirance physique ou d’une simple inclination passagère.

Maintenant prenons chaque thèse, une par une, pour les décortiquer un instant.

Commençons donc par «coucher avec notre mie». 
Alors voilà! Les choses se passent comme elles le doivent (je vous épargne les détails, vous êtes assez grands pour vous les imaginer vous par vous-même, et sinon c’est que vous êtes trop jeune pour avoir cette discussion). Pour résumer, nous dirons simplement que ce fut la nuit de votre vie, comme vous n’en n’avez jamais vécu d’autre. Puis Fatalité! Vient le chant de l’alouette, annonçant le jour qui se lève, et il est temps pour vous de quitter votre aimée. Alors, conformément à votre serment, vous partez à jamais, avec pour tout souvenir d’elle, la seule mémoire de cette nuit…
C’est alors que se présentera à nous deux directions possibles.
A savoir, chemin numéro un: Vous enchainez les conquêtes dans le but d’oublier l’amour perdu et les regrets de ne pouvoir être avec votre belle. Cherchant à revivre cette nuit de volupté, vous êtes serez donc amené à multiplier les rencontres indéfiniment en les comparant inlassablement au passé avec une certaine mélancolie. Cela jusqu’à ce vous vous rendriez compte que rien n’égalera jamais l’harmonie parfaite que vous avez connu avec votre chère et tendre, cette nuit là.
Vient maintenant l’autre chemin qui nous est proposé : Trop blessé par la séparation (parce que vous êtes un homme d’honneur et que, malgré la douleur, vous partez la tête haute), vous demeurez convaincu que personne ne pourrait égaler votre dulcinée. Alors, bien encré dans cette conviction qu’aucune gente demoiselle ne pourrait retrouver grâce à vos yeux, vous déciderez de mener votre existence amoureuse en « solitaire », gardant le souvenir nostalgique de votre nuit, pour seule consolation.
En résumé quelque soit la voie que nous choisirions, nous pourrions établir de façon un peu simpliste que « coucher avec sa mie » en étant condamné à ne jamais la revoir, équivaudrait à flirter avec la mélancolie, la nostalgie, etc… pouvant même aller jusqu’aux regrets et aux pensées les plus sombres.

Continuons maintenant avec l’hypothèse suivante : « Voir sa bien aimée tous les jours, sans jamais rien obtenir d’elle ». 
La première question qui me vient à l’esprit, serait : « est-ce que cette demoiselle vous aime également?» (car si je ne me trompe pas, cela n’a pas été précisé dans le sujet initial?). Je vais donc répondre, pour les deux cas également, de la même manière dont j’ai abordé la thèse dans le paragraphe précédent. 

Premièrement, imaginons que la dame occupant toutes vos pensées soit victime d’une « malédiction » l’empêchant tout contact avec vous, sous peine des plus terribles représailles. Admettons cependant que cette demoiselle soit également éperdue de vous, ne pourrions nous pas  supposer que la souffrance à porter serait donc encore plus grande? Car, de fait, si vos pensées convergent dans la même direction, l’impossibilité de vous rejoindre en sera d’autant plus frustrante. Pourtant, vous resterez là, toujours plus aimant, espérant jour et nuit, qu’un beau matin vous parviendrez à trouver une « contre-malédiction ».   
Maintenant prenons le cas, où la demoiselle, n’éprouverait aucune inclination à votre encontre. Vous seriez donc certain de ne rien pouvoir obtenir d’elle; mais cependant vous refuserez de passer à autre chose. Préférant la voir heureuse avec quelqu’un d’autre, que malheureuse avec vous, vous demeureriez à ses cotés en ami fidèle toujours prêt à la servir, souhaitant secrètement qu’un jour elle vous remarque enfin.
Nous le voyons donc, dans tous les cas, rester au près de celle que vous aimez sans jamais ne rien pouvoir obtenir d’elle, reviendrait donc à vivre dans l’espérance. Comme le disait notre cher ami Edmond Dantès : « Attendre et espérer ». Même si, vous en conviendrez avec moi, ce mode de vie peut s’avérer risqué, tant il  pourrait vous faire basculer dans la folie à n’importe quel moment. 
La question est donc maintenant de savoir, laquelle de ces deux voies préféreriez-vous suivre, et surtout quelles sortes de souffrances vous seriez-vous prêt à endurer?
Céder à l’impulsion du moment et coucher avec votre mie, tout en sachant pertinemment ce que cela impliquerait, et être donc être condamné à vivre dans le regret ou la nostalgie, c&#039;est-à-dire tourné vers le passé ?  
Ou alors seriez-vous prêt à rester patiemment aux cotés de votre dulcinée, vous berçant des illusions les plus cruelles, et espérant secrètement qu’un jour les choses changent ? 

La question ne reviendrait-elle donc pas à dire : « préféreriez-vous vivre tourné vers le passé ou vers le futur ? »</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bien! Pour répondre à cette délicate question, j’ai, de mon coté, pris le parti de la simplifier quelque peu, pour la réduire à deux lieux communs afin de nous aider dans cette réflexion.<br />
Mais avant toute chose, établissons clairement que, durant tout ce discours, lorsque que nous parlerons de sentiments, nous considèrerons qu’il s’agit de l’amour véritable, le grand, celui pour lequel nous serrions prêt à endurer toutes les souffrances, et non d’une vulgaire attirance physique ou d’une simple inclination passagère.</p>
<p>Maintenant prenons chaque thèse, une par une, pour les décortiquer un instant.</p>
<p>Commençons donc par «coucher avec notre mie».<br />
Alors voilà! Les choses se passent comme elles le doivent (je vous épargne les détails, vous êtes assez grands pour vous les imaginer vous par vous-même, et sinon c’est que vous êtes trop jeune pour avoir cette discussion). Pour résumer, nous dirons simplement que ce fut la nuit de votre vie, comme vous n’en n’avez jamais vécu d’autre. Puis Fatalité! Vient le chant de l’alouette, annonçant le jour qui se lève, et il est temps pour vous de quitter votre aimée. Alors, conformément à votre serment, vous partez à jamais, avec pour tout souvenir d’elle, la seule mémoire de cette nuit…<br />
C’est alors que se présentera à nous deux directions possibles.<br />
A savoir, chemin numéro un: Vous enchainez les conquêtes dans le but d’oublier l’amour perdu et les regrets de ne pouvoir être avec votre belle. Cherchant à revivre cette nuit de volupté, vous êtes serez donc amené à multiplier les rencontres indéfiniment en les comparant inlassablement au passé avec une certaine mélancolie. Cela jusqu’à ce vous vous rendriez compte que rien n’égalera jamais l’harmonie parfaite que vous avez connu avec votre chère et tendre, cette nuit là.<br />
Vient maintenant l’autre chemin qui nous est proposé : Trop blessé par la séparation (parce que vous êtes un homme d’honneur et que, malgré la douleur, vous partez la tête haute), vous demeurez convaincu que personne ne pourrait égaler votre dulcinée. Alors, bien encré dans cette conviction qu’aucune gente demoiselle ne pourrait retrouver grâce à vos yeux, vous déciderez de mener votre existence amoureuse en « solitaire », gardant le souvenir nostalgique de votre nuit, pour seule consolation.<br />
En résumé quelque soit la voie que nous choisirions, nous pourrions établir de façon un peu simpliste que « coucher avec sa mie » en étant condamné à ne jamais la revoir, équivaudrait à flirter avec la mélancolie, la nostalgie, etc… pouvant même aller jusqu’aux regrets et aux pensées les plus sombres.</p>
<p>Continuons maintenant avec l’hypothèse suivante : « Voir sa bien aimée tous les jours, sans jamais rien obtenir d’elle ».<br />
La première question qui me vient à l’esprit, serait : « est-ce que cette demoiselle vous aime également?» (car si je ne me trompe pas, cela n’a pas été précisé dans le sujet initial?). Je vais donc répondre, pour les deux cas également, de la même manière dont j’ai abordé la thèse dans le paragraphe précédent. </p>
<p>Premièrement, imaginons que la dame occupant toutes vos pensées soit victime d’une « malédiction » l’empêchant tout contact avec vous, sous peine des plus terribles représailles. Admettons cependant que cette demoiselle soit également éperdue de vous, ne pourrions nous pas  supposer que la souffrance à porter serait donc encore plus grande? Car, de fait, si vos pensées convergent dans la même direction, l’impossibilité de vous rejoindre en sera d’autant plus frustrante. Pourtant, vous resterez là, toujours plus aimant, espérant jour et nuit, qu’un beau matin vous parviendrez à trouver une « contre-malédiction ».<br />
Maintenant prenons le cas, où la demoiselle, n’éprouverait aucune inclination à votre encontre. Vous seriez donc certain de ne rien pouvoir obtenir d’elle; mais cependant vous refuserez de passer à autre chose. Préférant la voir heureuse avec quelqu’un d’autre, que malheureuse avec vous, vous demeureriez à ses cotés en ami fidèle toujours prêt à la servir, souhaitant secrètement qu’un jour elle vous remarque enfin.<br />
Nous le voyons donc, dans tous les cas, rester au près de celle que vous aimez sans jamais ne rien pouvoir obtenir d’elle, reviendrait donc à vivre dans l’espérance. Comme le disait notre cher ami Edmond Dantès : « Attendre et espérer ». Même si, vous en conviendrez avec moi, ce mode de vie peut s’avérer risqué, tant il  pourrait vous faire basculer dans la folie à n’importe quel moment.<br />
La question est donc maintenant de savoir, laquelle de ces deux voies préféreriez-vous suivre, et surtout quelles sortes de souffrances vous seriez-vous prêt à endurer?<br />
Céder à l’impulsion du moment et coucher avec votre mie, tout en sachant pertinemment ce que cela impliquerait, et être donc être condamné à vivre dans le regret ou la nostalgie, c&#8217;est-à-dire tourné vers le passé ?<br />
Ou alors seriez-vous prêt à rester patiemment aux cotés de votre dulcinée, vous berçant des illusions les plus cruelles, et espérant secrètement qu’un jour les choses changent ? </p>
<p>La question ne reviendrait-elle donc pas à dire : « préféreriez-vous vivre tourné vers le passé ou vers le futur ? »</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Entrez dans le Jardin Courtois -1er jeu-parti par Lady Elizabeth</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/entrez-dans-le-jardin-courtois-1er-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-695</link>
		<dc:creator>Lady Elizabeth</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 18:51:08 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=24#comment-695</guid>
		<description>Il y a un bon moment que je suis les discussions du Jardin avec le plus vif intérêt, mais de mon royaume lointain, j’ai toujours appréhendé de me lancer.

Après la lecture de vos divers points de vue, je me risque à vous poser une question. Question qui demeure plus ou moins latente, tout au long de vos discours.
Bien que le sujet principal porte sur la question de ce que l’on aime le mieux, à savoir une dame belle plutôt qu’intelligente, j’aurais envie de dire que la question n’est ici traitée qu’à moitié. 
Effectivement, il ne s’agit que de débattre de l’objet de son désir.
Seulement dans ces cas là, l’être aimé (que ce soit une dame ou un homme) n’est ici pris en compte que comme quelque objet que l’on possède. Autrement dit préférons nous avoir un vase à la dernière mode (décoratif, esthétique et utile) qu’un vieux livre de chevet (peut être pas le plus beau du pays, mais surement des plus intéressants) ?

Or à mon avis, la question est un peu plus complexe, car l’amour véritable (je ne parle pas d’une simple inclination) ne nait pas d’un simple désir de possession, mais d’une interaction entre deux êtres. Et pour l’instant nous n&#039;avons pris en compte que le point de vue de l’aimant, délaissant celui de l’aimé.
Je pense pourtant que cet être aimé est tout aussi important à prendre en compte, pour répondre pleinement à la question posée par notre ami le Rouge. Car en effet, il a lui aussi son orgueil, ses susceptibilités et ses attentes. Et c’est, de ces trois paramètres, que ce qu’il va présenter, offrir au monde, va en être tout aussi différent.
Bien sur, on peut éprouver un petit coup d’amour à la simple vue d’une personne bien faite. Mais passé ce premier émoi ; c’est pour ce que l’on va « proposer », que l’on va être aimé. Autrement dit, dans ce contexte-ci : vais-je choisir de montrer ma beauté (pour toute cette petite argumentation, quand je parlerais de la beauté, j’entendrais la beauté physique, le charme apparent de la personne) ou bien mon esprit ? 

C’est là que commence le jeu des « faux semblants » et du paraitre. Je prendrai ici un exemple : deux jeunes demoiselles à marier Bianca et Katharina (de beauté et d’intelligence équivalente) se retrouvent lors d’un dîner en haute société. Au cours de celui-ci, Bianca reste complètement effacée, voir insipide (mais bouillonnante de pensées refoulées), alors que Katharina, passe la soirée à exposer son point de vue et à argumenter avec ces messieurs. Au terme de cette soirée, tout le monde ne se souviendra que de la beauté de Bianca et de l’Esprit de Katharina…
Et Bianca, trouvera un mari « protecteur », mais aussi très possessif et directif (avec peu d’amour une fois la beauté fanée)  alors que Katharina elle, trouvera un homme plus complice, aimant, admiratif (avec qui elle pourra débattre et échanger tout au long de leur existence).

Vous me demanderez, pourquoi donc deux comportements si différents, pour deux personnes aux aptitudes si semblables ? Ou encore pourquoi jouer du paraitre quand on peut être soit-même ?
Ce à quoi je vous répondrai tout simplement: à causes des attentes.
Ainsi par ce jeu d’attente et d’offre, nous-nous retrouvons un jour capable d’aimer une belle figure, alors que tantôt nous lui préférerions un esprit cultivé.

Cela dit pour élargir le débat, nous pourrions bien nous interroger, sur ce que nous montrons à aimer, et pourquoi? Autrement dit ce que nous attendons ou recherchons de l’amour ? 
S’il est plus « facile » d’être aimé pour une simple inclination physique, au risque de tout perdre une fois dame (ou messire) fanée, et bien vite remplacé? 
Ou encore si nous sommes prêt à affirmer nos idées, sans se laisser intimider, au risque de rester seule très longtemps ?  
Vous contenteriez-vous d’une femme belle ou intelligente, mais incapable d’aimer et dont la relation ne repose que sur des faux-semblants, ou bien préféreriez-vous, une dame pas forcément des plus remarquables mais sincère ?

Mais il semblerait que toute cette petite digression, nous emmène surtout à la question que je souhaiterais soulever. A savoir: est ce que la notion de préférence, entre une personne bien faite ou une bien pensante, n’est pas aussi fortement liée au contexte social et aux différentes époques ? 
(Question sur laquelle j’ai bien évidement déjà mon petit point de vue, mais je vous laisse un peu de temps, pour que nous y réfléchissions ensemble)&lt;ins datetime=&quot;2010-02-01T22:19:06+00:00&quot;&gt;&lt;/ins&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a un bon moment que je suis les discussions du Jardin avec le plus vif intérêt, mais de mon royaume lointain, j’ai toujours appréhendé de me lancer.</p>
<p>Après la lecture de vos divers points de vue, je me risque à vous poser une question. Question qui demeure plus ou moins latente, tout au long de vos discours.<br />
Bien que le sujet principal porte sur la question de ce que l’on aime le mieux, à savoir une dame belle plutôt qu’intelligente, j’aurais envie de dire que la question n’est ici traitée qu’à moitié.<br />
Effectivement, il ne s’agit que de débattre de l’objet de son désir.<br />
Seulement dans ces cas là, l’être aimé (que ce soit une dame ou un homme) n’est ici pris en compte que comme quelque objet que l’on possède. Autrement dit préférons nous avoir un vase à la dernière mode (décoratif, esthétique et utile) qu’un vieux livre de chevet (peut être pas le plus beau du pays, mais surement des plus intéressants) ?</p>
<p>Or à mon avis, la question est un peu plus complexe, car l’amour véritable (je ne parle pas d’une simple inclination) ne nait pas d’un simple désir de possession, mais d’une interaction entre deux êtres. Et pour l’instant nous n&#8217;avons pris en compte que le point de vue de l’aimant, délaissant celui de l’aimé.<br />
Je pense pourtant que cet être aimé est tout aussi important à prendre en compte, pour répondre pleinement à la question posée par notre ami le Rouge. Car en effet, il a lui aussi son orgueil, ses susceptibilités et ses attentes. Et c’est, de ces trois paramètres, que ce qu’il va présenter, offrir au monde, va en être tout aussi différent.<br />
Bien sur, on peut éprouver un petit coup d’amour à la simple vue d’une personne bien faite. Mais passé ce premier émoi ; c’est pour ce que l’on va « proposer », que l’on va être aimé. Autrement dit, dans ce contexte-ci : vais-je choisir de montrer ma beauté (pour toute cette petite argumentation, quand je parlerais de la beauté, j’entendrais la beauté physique, le charme apparent de la personne) ou bien mon esprit ? </p>
<p>C’est là que commence le jeu des « faux semblants » et du paraitre. Je prendrai ici un exemple : deux jeunes demoiselles à marier Bianca et Katharina (de beauté et d’intelligence équivalente) se retrouvent lors d’un dîner en haute société. Au cours de celui-ci, Bianca reste complètement effacée, voir insipide (mais bouillonnante de pensées refoulées), alors que Katharina, passe la soirée à exposer son point de vue et à argumenter avec ces messieurs. Au terme de cette soirée, tout le monde ne se souviendra que de la beauté de Bianca et de l’Esprit de Katharina…<br />
Et Bianca, trouvera un mari « protecteur », mais aussi très possessif et directif (avec peu d’amour une fois la beauté fanée)  alors que Katharina elle, trouvera un homme plus complice, aimant, admiratif (avec qui elle pourra débattre et échanger tout au long de leur existence).</p>
<p>Vous me demanderez, pourquoi donc deux comportements si différents, pour deux personnes aux aptitudes si semblables ? Ou encore pourquoi jouer du paraitre quand on peut être soit-même ?<br />
Ce à quoi je vous répondrai tout simplement: à causes des attentes.<br />
Ainsi par ce jeu d’attente et d’offre, nous-nous retrouvons un jour capable d’aimer une belle figure, alors que tantôt nous lui préférerions un esprit cultivé.</p>
<p>Cela dit pour élargir le débat, nous pourrions bien nous interroger, sur ce que nous montrons à aimer, et pourquoi? Autrement dit ce que nous attendons ou recherchons de l’amour ?<br />
S’il est plus « facile » d’être aimé pour une simple inclination physique, au risque de tout perdre une fois dame (ou messire) fanée, et bien vite remplacé?<br />
Ou encore si nous sommes prêt à affirmer nos idées, sans se laisser intimider, au risque de rester seule très longtemps ?<br />
Vous contenteriez-vous d’une femme belle ou intelligente, mais incapable d’aimer et dont la relation ne repose que sur des faux-semblants, ou bien préféreriez-vous, une dame pas forcément des plus remarquables mais sincère ?</p>
<p>Mais il semblerait que toute cette petite digression, nous emmène surtout à la question que je souhaiterais soulever. A savoir: est ce que la notion de préférence, entre une personne bien faite ou une bien pensante, n’est pas aussi fortement liée au contexte social et aux différentes époques ?<br />
(Question sur laquelle j’ai bien évidement déjà mon petit point de vue, mais je vous laisse un peu de temps, pour que nous y réfléchissions ensemble)<ins datetime="2010-02-01T22:19:06+00:00"></ins></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Amour en terre lointaine &#8211; 5ème jeu-parti par Gaulcem Faidit</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/amour-en-terre-lointaine-5eme-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-640</link>
		<dc:creator>Gaulcem Faidit</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Jan 2010 21:43:58 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=180#comment-640</guid>
		<description>Le chevalier de rouge écarlate
Nous soumet là une belle question.
Je vais donc, à la manière de Socrate
Y répondre avec création.

Celui qui se vante de certaines faveurs
Qu&#039;il n&#039;a pas n’est rien d’autre qu’un vulgaire menteur.
Celui qui au contraire crie son bonheur
Devient un orgueilleux et beau parleur.

Mensonge, orgueil, sont deux vices
Dont on ne peut, je vous le jure, se libérer,
Roues d&#039;une spirale très compétitrice,
Qui nous font oublier le principal: aimer.

Même d&#039;une flèche de Cupidon
Peut naitre un amour fort détestable.
Mais laquelle de ces deux actions
Est donc la plus perfide et blâmable ?

Celui qui aime sans retour,
Mais se glorifie d&#039;un amour
Faux, ment et joue avec les uns les autres.
Un jour, face à la vérité, il se vautre.

Celui ci se montre très indigne vraiment
De la confiance de ses nombreux amis,
Se drapant dans un mensonge fort écœurant,
Fatalement, un jour, en sera agoni.

Cette attitude m&#039;est plus insupportable
Parce qu’étant plus vicieuse encore
Que celle de crier partout haut et fort
Les faveurs reçues. C&#039;est bien plus blâmable.

L&#039;autre attitude ne doit pas être en reste.
Publier les faveurs obtenues de l&#039;aimée
Est orgueilleux, digne d&#039;un Alceste.
Je préfère l&#039;amour qui reste plus discret.

Néanmoins, cet amoureux ci pompeux
Qui comme l’autre, menteur,  ainsi s&#039;affiche;
A une vertu lavant son désaveu:
Il dit la vérité, en parlant de sa biche.

Bien sur tout dépend des situations.
Mais je maintiens ma pensée sur le fond.
Même s’il vaut mieux  rester discret en vérité, 
L&#039;amour dans un cœur exige la sincérité.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le chevalier de rouge écarlate<br />
Nous soumet là une belle question.<br />
Je vais donc, à la manière de Socrate<br />
Y répondre avec création.</p>
<p>Celui qui se vante de certaines faveurs<br />
Qu&#8217;il n&#8217;a pas n’est rien d’autre qu’un vulgaire menteur.<br />
Celui qui au contraire crie son bonheur<br />
Devient un orgueilleux et beau parleur.</p>
<p>Mensonge, orgueil, sont deux vices<br />
Dont on ne peut, je vous le jure, se libérer,<br />
Roues d&#8217;une spirale très compétitrice,<br />
Qui nous font oublier le principal: aimer.</p>
<p>Même d&#8217;une flèche de Cupidon<br />
Peut naitre un amour fort détestable.<br />
Mais laquelle de ces deux actions<br />
Est donc la plus perfide et blâmable ?</p>
<p>Celui qui aime sans retour,<br />
Mais se glorifie d&#8217;un amour<br />
Faux, ment et joue avec les uns les autres.<br />
Un jour, face à la vérité, il se vautre.</p>
<p>Celui ci se montre très indigne vraiment<br />
De la confiance de ses nombreux amis,<br />
Se drapant dans un mensonge fort écœurant,<br />
Fatalement, un jour, en sera agoni.</p>
<p>Cette attitude m&#8217;est plus insupportable<br />
Parce qu’étant plus vicieuse encore<br />
Que celle de crier partout haut et fort<br />
Les faveurs reçues. C&#8217;est bien plus blâmable.</p>
<p>L&#8217;autre attitude ne doit pas être en reste.<br />
Publier les faveurs obtenues de l&#8217;aimée<br />
Est orgueilleux, digne d&#8217;un Alceste.<br />
Je préfère l&#8217;amour qui reste plus discret.</p>
<p>Néanmoins, cet amoureux ci pompeux<br />
Qui comme l’autre, menteur,  ainsi s&#8217;affiche;<br />
A une vertu lavant son désaveu:<br />
Il dit la vérité, en parlant de sa biche.</p>
<p>Bien sur tout dépend des situations.<br />
Mais je maintiens ma pensée sur le fond.<br />
Même s’il vaut mieux  rester discret en vérité,<br />
L&#8217;amour dans un cœur exige la sincérité.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Cycle d’expositions : La Légende du roi Arthur par un cycle d’expositions sur le mythe Arthurien &#124; Le médiéviste</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/cycle-d%e2%80%99expositions-la-legende-du-roi-arthur.html/comment-page-1#comment-634</link>
		<dc:creator>un cycle d’expositions sur le mythe Arthurien &#124; Le médiéviste</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 15:13:08 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=174#comment-634</guid>
		<description>[...] détails sur le blog de Fortuna    Cette entrée a été publiée le Lundi 25 janvier 2010 à 5:10 , et rangée dans le [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] détails sur le blog de Fortuna    Cette entrée a été publiée le Lundi 25 janvier 2010 à 5:10 , et rangée dans le [...]</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Commentaires sur Locus voluptatis &#8211; 4ème jeu-parti par Dame Laudine</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/locus-voluptatis-4eme-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-581</link>
		<dc:creator>Dame Laudine</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 22:15:37 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=119#comment-581</guid>
		<description>Cher chevalier Rouge, il me semble que cette question se rapporte, en matière de tempérament, à celle que vous nous posiez lors de votre dernier Jardin courtois : &quot;Lequel aimeriez-vous mieux, que votre maîtresse fût morte ou qu’elle en épousât un autre?&quot;
En effet, on peut préférer que tout s&#039;arrête après le premier grand amour, fermer sa porte et son cœur, refuser l&#039;antidote: le temps qui passe.
Je pense que si on a un cœur gros comme ça... il faut l&#039;utiliser à bon escient au lieu de vivre frustré comme bigot et bigotte.
Donc, au risque de vous décevoir et même de vous choquer, je ne peux répondre à cette question. Je choisi la vie et la liberté, d&#039;aimer celui que j&#039;aime et de le libérer, d&#039;aimer ceux qui m&#039;aiment et qui me donnent ma liberté.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher chevalier Rouge, il me semble que cette question se rapporte, en matière de tempérament, à celle que vous nous posiez lors de votre dernier Jardin courtois : &laquo;&nbsp;Lequel aimeriez-vous mieux, que votre maîtresse fût morte ou qu’elle en épousât un autre?&nbsp;&raquo;<br />
En effet, on peut préférer que tout s&#8217;arrête après le premier grand amour, fermer sa porte et son cœur, refuser l&#8217;antidote: le temps qui passe.<br />
Je pense que si on a un cœur gros comme ça&#8230; il faut l&#8217;utiliser à bon escient au lieu de vivre frustré comme bigot et bigotte.<br />
Donc, au risque de vous décevoir et même de vous choquer, je ne peux répondre à cette question. Je choisi la vie et la liberté, d&#8217;aimer celui que j&#8217;aime et de le libérer, d&#8217;aimer ceux qui m&#8217;aiment et qui me donnent ma liberté.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>
