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	<title>Commentaires sur : Conversation avec la Dame Blanche &#8211; 3ème jeu-parti</title>
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	<description>Le portail de l’association Fortuna : Basée sur l&#039;Ile-de-France et créée en 1997, Fortuna est une association d&#039;évocation historique.</description>
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		<item>
		<title>Par : Le Roi Renaud</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/conversation-avec-la-dame-blanche-3eme-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-4039</link>
		<dc:creator>Le Roi Renaud</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 May 2011 15:39:27 +0000</pubDate>
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		<description>Lequel aimeriez-vous mieux, que votre maîtresse fût morte ou qu’elle en épousât un autre?

Tout d&#039;abord précisons la question posée:
Dans les deux cas la demoiselle a bien osé
Succomber aux attraits d&#039;un autre homme que moi
Qui sût la conquérir, susciter son émoi.

Dans la pire douleur, je me dois d&#039;être honnête,
Car je suis chevalier, tout autant que vous l&#039;êtes.
Même en me retrouvant dans la souffrance extrême,
Même éventré vivant, perdant celle que j&#039;aime.

Si la belle partait pour un plus vertueux
Et non pour un manant, un peu d&#039;esprit, un gueux.
Humblement je devrais accepter la défaite
Et que du Dieu Très Haut la volonté soit faite.

Du monde nous devons limiter la souffrance.
Ne pas précipiter de la vie l&#039;échéance.
Et si ma lourde épée tranchait de lui le corps
Il coulerait sur Terre plus de larmes encore.

Si ma belle partait pour un vil séducteur
Limité en vertu, un manant, un acteur.
Elle perdrait d&#039;un coup sa beauté, sa noblesse,
Fi, petit monseigneur, le Renaud vous la laisse!

La vie qui attendra la traitresse et ce vil
Est maudite déjà, leur mort est inutile.
Il souffriront d&#039;eux-même du manque de confiance
En l&#039;autre, car tromper est comme leur essence.

Alors, fichtre, tudieu, que les deux se marient
Et que les invités dansent, tournoient et rient!
Et guettons le moment, les épousailles faites
Où le premier trompé aura mine défaite!

Mais ne regardez pas du côté de Renaud
Les yeux vagues, perdu, tout chagrin, tout penaud.
Contemplant ce bas monde où l&#039;illusion existe,
Il se peut que le Roi délaissé soit bien triste.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Lequel aimeriez-vous mieux, que votre maîtresse fût morte ou qu’elle en épousât un autre?</p>
<p>Tout d&#8217;abord précisons la question posée:<br />
Dans les deux cas la demoiselle a bien osé<br />
Succomber aux attraits d&#8217;un autre homme que moi<br />
Qui sût la conquérir, susciter son émoi.</p>
<p>Dans la pire douleur, je me dois d&#8217;être honnête,<br />
Car je suis chevalier, tout autant que vous l&#8217;êtes.<br />
Même en me retrouvant dans la souffrance extrême,<br />
Même éventré vivant, perdant celle que j&#8217;aime.</p>
<p>Si la belle partait pour un plus vertueux<br />
Et non pour un manant, un peu d&#8217;esprit, un gueux.<br />
Humblement je devrais accepter la défaite<br />
Et que du Dieu Très Haut la volonté soit faite.</p>
<p>Du monde nous devons limiter la souffrance.<br />
Ne pas précipiter de la vie l&#8217;échéance.<br />
Et si ma lourde épée tranchait de lui le corps<br />
Il coulerait sur Terre plus de larmes encore.</p>
<p>Si ma belle partait pour un vil séducteur<br />
Limité en vertu, un manant, un acteur.<br />
Elle perdrait d&#8217;un coup sa beauté, sa noblesse,<br />
Fi, petit monseigneur, le Renaud vous la laisse!</p>
<p>La vie qui attendra la traitresse et ce vil<br />
Est maudite déjà, leur mort est inutile.<br />
Il souffriront d&#8217;eux-même du manque de confiance<br />
En l&#8217;autre, car tromper est comme leur essence.</p>
<p>Alors, fichtre, tudieu, que les deux se marient<br />
Et que les invités dansent, tournoient et rient!<br />
Et guettons le moment, les épousailles faites<br />
Où le premier trompé aura mine défaite!</p>
<p>Mais ne regardez pas du côté de Renaud<br />
Les yeux vagues, perdu, tout chagrin, tout penaud.<br />
Contemplant ce bas monde où l&#8217;illusion existe,<br />
Il se peut que le Roi délaissé soit bien triste.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Scaevola</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/conversation-avec-la-dame-blanche-3eme-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-784</link>
		<dc:creator>Scaevola</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 14:09:41 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=47#comment-784</guid>
		<description>Brave assemblée de chevaliers
Je viens à vous, crucifié
Devant un semblable dilemme.
En effet c’est là un problème
Dont la solution m’est évidente
Bien que pour vous elle puisse être gênante.
Afin de le prouver, je laisserai mes vers
Car la poésie est peu adaptée
Pour répondre à un débat si amer.
Aussi userai-je de la prose appréciée.

Amis, vous me connaissez, et savez que je n’ai pas pour habitude de m’étendre en vaines paroles. Pourtant à cette question, à ce dilemme qui nous occupe, mon cœur s’émeut.
« Amis, écoutez moi et ouvrez votre cœur.
Entendez mon discours et jugez par ailleurs. »
Comme je plains l’amant de qui semblable mésaventure s’éprend ! Car, au fond, quelle que soit l’issue, il devra souffrir une terrible injustice. Oui, mes amis, je n’ose imaginer la souffrance que cause la perte de l’être aimé. Lorsque, enterré, son corps gît, statufié parmi les cadavres putrides ; lorsque son âme, si belle, nous a quitté pour une demeure céleste, comme il nous est pénible de demeurer ici-bas, parmi les vivants, le cœur brisé. Terrible est cette absence. Et nous souffrons en nos âmes ce vide que sa disparition a laissé comme unique relique.
Oui, compagnons, je l’affirme, la mort de l’être aimé cause une grande souffrance. 
Toutefois, n’en est-il pas de même si nôtre maîtresse en aime un autre ? Pire encore : n’est-il pas plus terrible de perdre l’amour de nôtre dame, celle-ci encore vivante ?	
« Comme sont douloureux les sanglots de l’amant
Qui voit son aimée le priver de son serment !
Comme sont pénibles ces amoureuses larmes
Que nos yeux répandent sur son âme, mourante ! »

« Oserai-je conter cette histoire navrante
D’un preux chevalier qui avait belles armes ?
Nul ne l’égalait aux tournois,
Et il errait à travers bois. 
Son renom parcourait la terre,
Et sur lui, on faisait des vers.
Mais à la cour du roi, une fois, il aima.
Il s’éprit d’une jeune demoiselle,
Fort gracieuse et bien belle.
Aussitôt qu’il la vit, à elle il s’adonna.
Par de braves prouesses, il lui fit la cour.
Et il lui jura fidèle amour.

Celle-ci l’aimait bien et prêta le serment.
Un serment tacite entre deux amants.

Mais un jour, lui au loin, un autre la charma.
Il parlait bien et lui dit milles vanités.
Et à son retour, avec cruauté,
Elle rompit son serment, car elle ne l’aimait pas.

Diables sont femmes pareilles
Qui ont pour cœur une oseille.
Le chevalier surpris, tant il était épris,
Ne supporta guère ce revers de Fortune,
Et un soir il alla se pendre sous la Lune. »
Sans doute était-il bien à plaindre. Mais qu’en est-il de sa dame qui vécut sa mort dans l’âme ?
Vous autres, chevaliers, savez mieux que quiconque ce qui attend celui qui bafoue son serment. 
« Qui se fait félon, jette l’opprobre sur son renom, la honte sur sa maison. »
Quelle acte déshonorant pour elle ! La voici en disgrâce !
Amis, braves chevaliers, ne voyez vous point où je veux en venir ? Que vaut-il mieux : vivre dans la honte ou périr ?
Dois-je vous rappeler la tradition antique qu’appliqua, en son temps Caton d’Utique, et le sage Sénèque ? Tous deux, tombés en disgrâce, mirent fin dignement à leurs jours. 
Dois-je vous citer Phèdre, la femme impure de Thésée qui conçût un amour horrible pour son beau-fils Hippolyte : « Labem hanc pudoris elvet noster cruor ». Cette souillure de mon honneur sera lavée par mon sang. Par la corde ou le fer, elle se tua peu après.
Il n’y a pas pires souillures que la honte et le déshonneur. Seul la mort et le sang peuvent les purifier. Ainsi pour elle, la mort eut été préférable à une vie honteuse.

Mais quant à nous, amants, que devons nous préférer dans pareille circonstance ? La mort ou la vie sans égard pour nous. Les nobles dames qui écrivirent auparavant nous exhortent à la vie arguant que si notre amour est courtois, il doit nous guider dans cette voie. Le chevalier dont tantôt je narrais l’histoire s’était fait la même réflexion. Il préféra la vie pour sa maîtresse. Mais cela ne lui fut pas un grand bien et le mena à sa perte. Quant à la mort, elle est source de souffrance. Comme je l’ai dit dans mon exorde, quelle que soit l’issue, elle est néfaste. Morte ou vive, dans tous les cas, nous souffrirons. Mais pire encore que sa mort et son absence, savoir sa maîtresse au bras d’un autre et la désirer sans jamais pouvoir être satisfait, oui, cela est un bien plus grand supplice ce me semble. Notre chevalier de tantôt en fut la victime.
« Chaque jour il voyait sa dame,
Sans jamais pouvoir l’embrasser.
Et cela tourmentait son âme,
De savoir son corps embrasé.
Jamais son désir n’était satisfait,
Et chaque fois il augmentait. »
Tant et si bien que ce supplice le mena à la folie. Et qu’il préféra la mort à la vie.
Amis, souvenez vous donc de Tantale, qui, dans le Tartare, assoiffé, chaque fois qu’il voulait boire, le lac se dérobait sous ses pieds. Ainsi il en va de même en amour, chaque fois que l’on ne peut atteindre l’objet de notre désir.
La mort de l’être aimé cause grande peine mais ne mène pas à la folie.
« L’absence est un deuil dont le désir s’efface
Mais l’objet présent, jamais le désir ne passe. »

Ainsi, je vous le dis, mes amis, sa mort nous est bien moins nuisible. Préférons là. Et doublement, puisqu’elle lave la honte du félon et nous préserve de la folie.



PS : Adresse à la Blanche Dame, Reine des Fées

Ma Dame,
Je vous répondrais avec sincérité.
Mes paroles ne sont pas réalité.
Mais, quant à cette affaire qui nous occupe,
La Vérité, seul Gaulcem s’en préoccupe.
Il aime à dire son sentiment,
Et il en disserte excellemment.
Mais moi, par amour de la Polémique,
Je m’amuse avecque la Rhétorique
Sans jamais dire ma pensée.
J’ai pour vanité ma poésie insensée.
Courtoises questions sont Amor et arma
Sur lesquelles je disserte pro et contra.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Brave assemblée de chevaliers<br />
Je viens à vous, crucifié<br />
Devant un semblable dilemme.<br />
En effet c’est là un problème<br />
Dont la solution m’est évidente<br />
Bien que pour vous elle puisse être gênante.<br />
Afin de le prouver, je laisserai mes vers<br />
Car la poésie est peu adaptée<br />
Pour répondre à un débat si amer.<br />
Aussi userai-je de la prose appréciée.</p>
<p>Amis, vous me connaissez, et savez que je n’ai pas pour habitude de m’étendre en vaines paroles. Pourtant à cette question, à ce dilemme qui nous occupe, mon cœur s’émeut.<br />
« Amis, écoutez moi et ouvrez votre cœur.<br />
Entendez mon discours et jugez par ailleurs. »<br />
Comme je plains l’amant de qui semblable mésaventure s’éprend ! Car, au fond, quelle que soit l’issue, il devra souffrir une terrible injustice. Oui, mes amis, je n’ose imaginer la souffrance que cause la perte de l’être aimé. Lorsque, enterré, son corps gît, statufié parmi les cadavres putrides ; lorsque son âme, si belle, nous a quitté pour une demeure céleste, comme il nous est pénible de demeurer ici-bas, parmi les vivants, le cœur brisé. Terrible est cette absence. Et nous souffrons en nos âmes ce vide que sa disparition a laissé comme unique relique.<br />
Oui, compagnons, je l’affirme, la mort de l’être aimé cause une grande souffrance.<br />
Toutefois, n’en est-il pas de même si nôtre maîtresse en aime un autre ? Pire encore : n’est-il pas plus terrible de perdre l’amour de nôtre dame, celle-ci encore vivante ?<br />
« Comme sont douloureux les sanglots de l’amant<br />
Qui voit son aimée le priver de son serment !<br />
Comme sont pénibles ces amoureuses larmes<br />
Que nos yeux répandent sur son âme, mourante ! »</p>
<p>« Oserai-je conter cette histoire navrante<br />
D’un preux chevalier qui avait belles armes ?<br />
Nul ne l’égalait aux tournois,<br />
Et il errait à travers bois.<br />
Son renom parcourait la terre,<br />
Et sur lui, on faisait des vers.<br />
Mais à la cour du roi, une fois, il aima.<br />
Il s’éprit d’une jeune demoiselle,<br />
Fort gracieuse et bien belle.<br />
Aussitôt qu’il la vit, à elle il s’adonna.<br />
Par de braves prouesses, il lui fit la cour.<br />
Et il lui jura fidèle amour.</p>
<p>Celle-ci l’aimait bien et prêta le serment.<br />
Un serment tacite entre deux amants.</p>
<p>Mais un jour, lui au loin, un autre la charma.<br />
Il parlait bien et lui dit milles vanités.<br />
Et à son retour, avec cruauté,<br />
Elle rompit son serment, car elle ne l’aimait pas.</p>
<p>Diables sont femmes pareilles<br />
Qui ont pour cœur une oseille.<br />
Le chevalier surpris, tant il était épris,<br />
Ne supporta guère ce revers de Fortune,<br />
Et un soir il alla se pendre sous la Lune. »<br />
Sans doute était-il bien à plaindre. Mais qu’en est-il de sa dame qui vécut sa mort dans l’âme ?<br />
Vous autres, chevaliers, savez mieux que quiconque ce qui attend celui qui bafoue son serment.<br />
« Qui se fait félon, jette l’opprobre sur son renom, la honte sur sa maison. »<br />
Quelle acte déshonorant pour elle ! La voici en disgrâce !<br />
Amis, braves chevaliers, ne voyez vous point où je veux en venir ? Que vaut-il mieux : vivre dans la honte ou périr ?<br />
Dois-je vous rappeler la tradition antique qu’appliqua, en son temps Caton d’Utique, et le sage Sénèque ? Tous deux, tombés en disgrâce, mirent fin dignement à leurs jours.<br />
Dois-je vous citer Phèdre, la femme impure de Thésée qui conçût un amour horrible pour son beau-fils Hippolyte : « Labem hanc pudoris elvet noster cruor ». Cette souillure de mon honneur sera lavée par mon sang. Par la corde ou le fer, elle se tua peu après.<br />
Il n’y a pas pires souillures que la honte et le déshonneur. Seul la mort et le sang peuvent les purifier. Ainsi pour elle, la mort eut été préférable à une vie honteuse.</p>
<p>Mais quant à nous, amants, que devons nous préférer dans pareille circonstance ? La mort ou la vie sans égard pour nous. Les nobles dames qui écrivirent auparavant nous exhortent à la vie arguant que si notre amour est courtois, il doit nous guider dans cette voie. Le chevalier dont tantôt je narrais l’histoire s’était fait la même réflexion. Il préféra la vie pour sa maîtresse. Mais cela ne lui fut pas un grand bien et le mena à sa perte. Quant à la mort, elle est source de souffrance. Comme je l’ai dit dans mon exorde, quelle que soit l’issue, elle est néfaste. Morte ou vive, dans tous les cas, nous souffrirons. Mais pire encore que sa mort et son absence, savoir sa maîtresse au bras d’un autre et la désirer sans jamais pouvoir être satisfait, oui, cela est un bien plus grand supplice ce me semble. Notre chevalier de tantôt en fut la victime.<br />
« Chaque jour il voyait sa dame,<br />
Sans jamais pouvoir l’embrasser.<br />
Et cela tourmentait son âme,<br />
De savoir son corps embrasé.<br />
Jamais son désir n’était satisfait,<br />
Et chaque fois il augmentait. »<br />
Tant et si bien que ce supplice le mena à la folie. Et qu’il préféra la mort à la vie.<br />
Amis, souvenez vous donc de Tantale, qui, dans le Tartare, assoiffé, chaque fois qu’il voulait boire, le lac se dérobait sous ses pieds. Ainsi il en va de même en amour, chaque fois que l’on ne peut atteindre l’objet de notre désir.<br />
La mort de l’être aimé cause grande peine mais ne mène pas à la folie.<br />
« L’absence est un deuil dont le désir s’efface<br />
Mais l’objet présent, jamais le désir ne passe. »</p>
<p>Ainsi, je vous le dis, mes amis, sa mort nous est bien moins nuisible. Préférons là. Et doublement, puisqu’elle lave la honte du félon et nous préserve de la folie.</p>
<p>PS : Adresse à la Blanche Dame, Reine des Fées</p>
<p>Ma Dame,<br />
Je vous répondrais avec sincérité.<br />
Mes paroles ne sont pas réalité.<br />
Mais, quant à cette affaire qui nous occupe,<br />
La Vérité, seul Gaulcem s’en préoccupe.<br />
Il aime à dire son sentiment,<br />
Et il en disserte excellemment.<br />
Mais moi, par amour de la Polémique,<br />
Je m’amuse avecque la Rhétorique<br />
Sans jamais dire ma pensée.<br />
J’ai pour vanité ma poésie insensée.<br />
Courtoises questions sont Amor et arma<br />
Sur lesquelles je disserte pro et contra.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Yves le Rouge</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/conversation-avec-la-dame-blanche-3eme-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-556</link>
		<dc:creator>Yves le Rouge</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 22:01:38 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=47#comment-556</guid>
		<description>Réponse à mon Cher Amaury.
Compagnon, vous déclarez fort habilement que vos affinités poétiques rejoignent celles de l&#039;escrime où vous excellez. Mais si la fin&#039;amor a pour origine le sud, la courtoisie n&#039;en rayonne pas moins par les minnesänger. J&#039;avancerais que je vous sens plus proche de  Wolfram von Eschenbach et son Parzival que de Walther von der Volgelweide. Je vous imagine plus mystique et chevaleresque que lyrique et alangui. Je vous renvois au codex Manesse qui imagine en image les deux poètes.

Mais revenons maintenant à vos propos.
En homme érudit, vous placer votre intervention sur le sujet du mariage. Vous rappeler la valeur qu&#039;il revêt aux temps médiévaux et en courtoisie. Je vais plus loin encore en rappelant ce que dit la comtesse Marie de Champagne à ce sujet, lors d&#039;un Jugement d&#039;Amour :
 
 &quot;Nous disons et affirmons que l&#039;amour ne peut pas étendre ses droits entre époux et voici pourquoi : 
Les amants en effet s&#039;accordent mutuellement tout et gratuitement, sans y être forcés par aucune obligation. Les époux au contraire sont tenus par devoir de subir réciproquement leurs volontés et de ne jamais rien se refuser l&#039;un à l&#039;autre.
C&#039;est donc une évidence, et un précepte d&#039;amour nous le confirme qu&#039;aucune épouse ne pourra obtenir la récompense du roi d&#039;amour à moins de servir, en dehors des liens du mariage, dans la chevalerie d&#039;amour.&quot;
 

Toutefois, nous ne pouvons ignorer que ce doux sentiment peut exister entre époux. Saint Thomas le confirme  quand il déclare que le plus important dans le mariage, c&#039;est que le moteur principal de l&#039;amour n&#039;y fût point le plaisir, car alors il devient péché mortel, mais la joie procréatrice. Il indique donc qu&#039;il peut y avoir de l&#039;amour et du désir dans le couple. Mais ce qu&#039;il appelle ici amour n&#039;a que peut de rapport avec notre Fin&#039;amor.

Cette condamnation des plaisirs ne doit pas nous éloigner de nos jeux

Lors donc, notre question devrait être ceci : Lequel aimeriez-vous mieux, que votre maîtresse fût morte ou qu’elle en aimât un autre? 

Les Dames défendent le second choix, Gaulcem Faidit défend le premier. Avons-nous là un antagonisme dû  a la tendresse et à la compassion plus affirmées chez nos compagnes que parmi les hommes par nature plus rudes?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Réponse à mon Cher Amaury.<br />
Compagnon, vous déclarez fort habilement que vos affinités poétiques rejoignent celles de l&#8217;escrime où vous excellez. Mais si la fin&#8217;amor a pour origine le sud, la courtoisie n&#8217;en rayonne pas moins par les minnesänger. J&#8217;avancerais que je vous sens plus proche de  Wolfram von Eschenbach et son Parzival que de Walther von der Volgelweide. Je vous imagine plus mystique et chevaleresque que lyrique et alangui. Je vous renvois au codex Manesse qui imagine en image les deux poètes.</p>
<p>Mais revenons maintenant à vos propos.<br />
En homme érudit, vous placer votre intervention sur le sujet du mariage. Vous rappeler la valeur qu&#8217;il revêt aux temps médiévaux et en courtoisie. Je vais plus loin encore en rappelant ce que dit la comtesse Marie de Champagne à ce sujet, lors d&#8217;un Jugement d&#8217;Amour :</p>
<p> &laquo;&nbsp;Nous disons et affirmons que l&#8217;amour ne peut pas étendre ses droits entre époux et voici pourquoi :<br />
Les amants en effet s&#8217;accordent mutuellement tout et gratuitement, sans y être forcés par aucune obligation. Les époux au contraire sont tenus par devoir de subir réciproquement leurs volontés et de ne jamais rien se refuser l&#8217;un à l&#8217;autre.<br />
C&#8217;est donc une évidence, et un précepte d&#8217;amour nous le confirme qu&#8217;aucune épouse ne pourra obtenir la récompense du roi d&#8217;amour à moins de servir, en dehors des liens du mariage, dans la chevalerie d&#8217;amour.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Toutefois, nous ne pouvons ignorer que ce doux sentiment peut exister entre époux. Saint Thomas le confirme  quand il déclare que le plus important dans le mariage, c&#8217;est que le moteur principal de l&#8217;amour n&#8217;y fût point le plaisir, car alors il devient péché mortel, mais la joie procréatrice. Il indique donc qu&#8217;il peut y avoir de l&#8217;amour et du désir dans le couple. Mais ce qu&#8217;il appelle ici amour n&#8217;a que peut de rapport avec notre Fin&#8217;amor.</p>
<p>Cette condamnation des plaisirs ne doit pas nous éloigner de nos jeux</p>
<p>Lors donc, notre question devrait être ceci : Lequel aimeriez-vous mieux, que votre maîtresse fût morte ou qu’elle en aimât un autre? </p>
<p>Les Dames défendent le second choix, Gaulcem Faidit défend le premier. Avons-nous là un antagonisme dû  a la tendresse et à la compassion plus affirmées chez nos compagnes que parmi les hommes par nature plus rudes?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Gaulcem Faidit</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/conversation-avec-la-dame-blanche-3eme-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-510</link>
		<dc:creator>Gaulcem Faidit</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 15:30:26 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=47#comment-510</guid>
		<description>Pour ma part, la chose est déjà jugée:
Je ne saurai vivre, par ma maîtresse, trompé.

Me savoir Arnolphe pour la vie,
Me serait à la fin, une douleur si grande,
Que le suicide serait ma seule envie,
Offrir à l&#039;amour, mon corps en offrande...

Je préfère de loin être Orphée
Et vivre même, de ma chérie, endeuillé.

Par la mort, ravie, ma belle serait partie,
En me jurant au dernier soupir,
De n&#039;avoir aimer que moi de sa vie,
Me laissant avec mes souvenirs.

Ah, en larmes je ne serai pas avare,
De n&#039;avoir d&#039;elle, plus jamais un regard.

Mais cent fois, j&#039;aime encore mieux
Pleurer pour elle, que sur moi,
Etre trompé est plus lourd poids,
Que de pleurer l&#039;aimée qui est aux cieux.

Car un jour, tôt ou tard, on se console
De cette couleur noire du deuil.
Cornes de cocu est terrible auréole
Qui sera sur nous un bien mauvais oeil.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ma part, la chose est déjà jugée:<br />
Je ne saurai vivre, par ma maîtresse, trompé.</p>
<p>Me savoir Arnolphe pour la vie,<br />
Me serait à la fin, une douleur si grande,<br />
Que le suicide serait ma seule envie,<br />
Offrir à l&#8217;amour, mon corps en offrande&#8230;</p>
<p>Je préfère de loin être Orphée<br />
Et vivre même, de ma chérie, endeuillé.</p>
<p>Par la mort, ravie, ma belle serait partie,<br />
En me jurant au dernier soupir,<br />
De n&#8217;avoir aimer que moi de sa vie,<br />
Me laissant avec mes souvenirs.</p>
<p>Ah, en larmes je ne serai pas avare,<br />
De n&#8217;avoir d&#8217;elle, plus jamais un regard.</p>
<p>Mais cent fois, j&#8217;aime encore mieux<br />
Pleurer pour elle, que sur moi,<br />
Etre trompé est plus lourd poids,<br />
Que de pleurer l&#8217;aimée qui est aux cieux.</p>
<p>Car un jour, tôt ou tard, on se console<br />
De cette couleur noire du deuil.<br />
Cornes de cocu est terrible auréole<br />
Qui sera sur nous un bien mauvais oeil.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Amaury de Bailleul</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/conversation-avec-la-dame-blanche-3eme-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-503</link>
		<dc:creator>Amaury de Bailleul</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 13:36:43 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=47#comment-503</guid>
		<description>Ecarlate chevalier, votre invitation en ces lieux a forcé ma curiosité.
Je m&#039;en vais donc apporter un commentaire à votre interrogation.
Sans vouloir vous offusquer en rien, vous me connaissez et savez qu&#039;en fait de choix, j&#039;incline plus aux minnesänger et ministériaux qu&#039;aux troubadours et faydits qui propagèrent la fin&#039;amor que vous cultivez.
C&#039;est pour cela que je vais répondre à côté de votre question. Vous vous interrogez sur l&#039;alternative entre mort et mariage à un autre. Mais sachez donc mon ami que cela n&#039;a rien à voir à l&#039;affaire.
Le mariage assure l&#039;union de deux clans, règle les affaires patrimoniales, assure et pérénise une lignée et assoit une puissance temporelle. Le mariage n&#039;est pas lié à l&#039;amour et n&#039;a rien à y voir, cela se saurait.
Rien ne m&#039;empèchera d&#039;aimer ma belle, mariée à un autre ou pas. Notre monde a ses devoirs et comme moi je sers mon seigneur je comprends et approuve ma dame lorsqu&#039;elle en fait de même avec le sien. Mais où est l&#039;amour là dedans ?
Certes on nous chante parfois des vers contant l&#039;amour profond et total des époux, mais ils sont rares et sentent bien souvent plus la bienséance que la véritable passion du poête.
Je dirais donc qu&#039;il peut nous être dilemne de choisir entre mort et amour pour un autre. Mais le mariage n&#039;est qu&#039;une notion propre à intéresser un notaire ou un tonsuré.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ecarlate chevalier, votre invitation en ces lieux a forcé ma curiosité.<br />
Je m&#8217;en vais donc apporter un commentaire à votre interrogation.<br />
Sans vouloir vous offusquer en rien, vous me connaissez et savez qu&#8217;en fait de choix, j&#8217;incline plus aux minnesänger et ministériaux qu&#8217;aux troubadours et faydits qui propagèrent la fin&#8217;amor que vous cultivez.<br />
C&#8217;est pour cela que je vais répondre à côté de votre question. Vous vous interrogez sur l&#8217;alternative entre mort et mariage à un autre. Mais sachez donc mon ami que cela n&#8217;a rien à voir à l&#8217;affaire.<br />
Le mariage assure l&#8217;union de deux clans, règle les affaires patrimoniales, assure et pérénise une lignée et assoit une puissance temporelle. Le mariage n&#8217;est pas lié à l&#8217;amour et n&#8217;a rien à y voir, cela se saurait.<br />
Rien ne m&#8217;empèchera d&#8217;aimer ma belle, mariée à un autre ou pas. Notre monde a ses devoirs et comme moi je sers mon seigneur je comprends et approuve ma dame lorsqu&#8217;elle en fait de même avec le sien. Mais où est l&#8217;amour là dedans ?<br />
Certes on nous chante parfois des vers contant l&#8217;amour profond et total des époux, mais ils sont rares et sentent bien souvent plus la bienséance que la véritable passion du poête.<br />
Je dirais donc qu&#8217;il peut nous être dilemne de choisir entre mort et amour pour un autre. Mais le mariage n&#8217;est qu&#8217;une notion propre à intéresser un notaire ou un tonsuré.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Mairin LeFay</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/conversation-avec-la-dame-blanche-3eme-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-495</link>
		<dc:creator>Mairin LeFay</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 23:27:47 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=47#comment-495</guid>
		<description>A nouveau je me joins à vous, parmi cette noble assemblée, pour débattre de cette chose complexe qu&#039;est l&#039;Amour...
Je ne parlerai pas longtemps, je vous assure...

Mais je vous pose une question: le vrai Amour n&#039;est-il pas de souhaiter le bonheur de l&#039;être aimé? Aussi, si mon amant devait trouver son bonheur avec une autre, ne serait-ce pas là le témoignage du Fin Amor que de me réjouir de son bonheur, plutôt que de le souhaiter mort? Le roi Salomon le Sage lui-même n&#039;at-il pas défendu cette théorie?

Plaise à Dieu, mon Amant à moi est bien vivant, et n&#039;en va pas courtiser d&#039;autres que moi...


Je vous souhaite la douce nuit et m&#039;en vais regagner ma couche...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>A nouveau je me joins à vous, parmi cette noble assemblée, pour débattre de cette chose complexe qu&#8217;est l&#8217;Amour&#8230;<br />
Je ne parlerai pas longtemps, je vous assure&#8230;</p>
<p>Mais je vous pose une question: le vrai Amour n&#8217;est-il pas de souhaiter le bonheur de l&#8217;être aimé? Aussi, si mon amant devait trouver son bonheur avec une autre, ne serait-ce pas là le témoignage du Fin Amor que de me réjouir de son bonheur, plutôt que de le souhaiter mort? Le roi Salomon le Sage lui-même n&#8217;at-il pas défendu cette théorie?</p>
<p>Plaise à Dieu, mon Amant à moi est bien vivant, et n&#8217;en va pas courtiser d&#8217;autres que moi&#8230;</p>
<p>Je vous souhaite la douce nuit et m&#8217;en vais regagner ma couche&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Dame Laudine</title>
		<link>http://www.sorssalutis.org/conversation-avec-la-dame-blanche-3eme-jeu-parti.html/comment-page-1#comment-462</link>
		<dc:creator>Dame Laudine</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 16:33:33 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.sorssalutis.org/?p=47#comment-462</guid>
		<description>Cher chevalier, je vous ouvre mon cœur...

Si l&#039;amour blessé se montre parfois violent, je pense que la cruauté vient surtout de l&#039;orgueil. La violence amoureuse, la passion, est aveugle. Je crois qu&#039;un cœur aimant tue par emportement, jamais de manière préméditée et que la mort de l&#039;autre ressemble alors à un suicide.

Ainsi, si je réfléchis posément aujourd&#039;hui à la situation - sans la vivre et les idées claires - je réponds que le bonheur peut toujours revenir, qu&#039;il faut souhaiter que le temps soulage les maux.
Mais ses pensées tiennent de la raison quand le cœur est le berceau de la folie.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher chevalier, je vous ouvre mon cœur&#8230;</p>
<p>Si l&#8217;amour blessé se montre parfois violent, je pense que la cruauté vient surtout de l&#8217;orgueil. La violence amoureuse, la passion, est aveugle. Je crois qu&#8217;un cœur aimant tue par emportement, jamais de manière préméditée et que la mort de l&#8217;autre ressemble alors à un suicide.</p>
<p>Ainsi, si je réfléchis posément aujourd&#8217;hui à la situation &#8211; sans la vivre et les idées claires &#8211; je réponds que le bonheur peut toujours revenir, qu&#8217;il faut souhaiter que le temps soulage les maux.<br />
Mais ses pensées tiennent de la raison quand le cœur est le berceau de la folie.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
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