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Une pastourelle – 15ème jeu-parti

15 août 2014

Nous sommes dans le Jardin, le Jongleur et moi. Il pince les cordes de son Crouth, sans réelle suite mélodique. Pourtant, je ne sais comment, j’ai l’impression que le vent qui coure dans les feuillages des arbres, qui agite les buissons et effeuille les roses, lui répond.

david_crwth_smPenché sur son instrument et sans me regarder, le musicien s’adresse à moi maintenant.

- Il me semble que les chants de nos poètes courtois sont souvent bien triste. Est-ce donc une marque de l’Amour que cette mélancolie? Si cela est le cas, je préfère me contenter d’interpréter ces chants et laisser la souffrance de l’amour aux amants.

Je lui répond en souriant :

- Il est si vrai que les grands amours sont les amours impossible. Mais je te trouve injuste pour ce qui est de nos chant. Tu sais comme moi que la poésie des Trouveurs sait se faire drôle, voir coquine. Le Prince des troubadour, Guillaume d’Aquitaine était autant grivois qu’il pouvait être galant. Mais pour exemple de fantaisie, c’est au poète gascon Marcabu que je vais faire référence, si tu m’accompagne pour cette pastourelle.

L’autre jour près d’une haie,

Trouvai bergère métisse

Pleine de joie et d’esprit;

Portant – fille de vilaine -

Cape, gonelle et pelisse

Et chemise de treillis,

Souliers et chausses de laine.

Je m’approchai par la plaine

Et lui dis: « Fille charmante,

J’ai deuil que le vent vous pique. »

« Sire, me dit la vilaine,

Merci Dieu et ma nourrice!

Peu me chaut qu’il m’échevèle

Car je suis allègre et saine. »

« Fillette à l’humeur si douce,

J’ai quitté mon droit chemin

Pour vous tenir compagnie,

Car une jeune vilaine

Telle que vous, ne peut paître

Tant de bétail en tel lieu,

Seule sans plaisant ami. »

« Je sais bien – qui que je sois -

Distinguer sens et folie:

Réservez votre accointance,

Sire, ajouta la vilaine,

A ceux à qui elle sied « ,

Car tel croit la posséder

Qui n’en a que l’apparence! »

« Fillette de noble race,

C’est d’un chevalier sans doute

Que votre mère a conçu,

Étant courtoise vilaine…

Toujours plus je vous admire,

Et votre joie m’illumine…

Ah! si m’étiez plus humaine »

« Sire, je vois retourner

A la bêche et à l’araire

Mon lignage et ma famille,

Mais, Sire, dit la vilaine,

Tel qui se dit chevalier

Devrait bien faire comme eux

Les six jours de la semaine. »

« Fillette, une fée gentille

Vous donna, quand vous naquîtes,

Beauté parfaite qui passe

Celle des autres vilaines…

Vous seriez doublement belle

Si je pouvais, une fois,

Vous voir dessous, moi dessus… »

« Sire, vous m’avez tant louée

Que j’en serais fort enviée

Puisqu’en Prix m’avez haussée,

Sire, me dit la vilaine,

Vous aurez donc pour Salaire,

Au départ: « Baye, fou, baye »

Et l’après-midi perdu. »

« Fillette, un cœur dur, sauvage

S’apprivoise par l’usage…

Je vois, par cette rencontre

Si brève, qu’avec vilaine

Comme vous, l’on peut se lier

De riche amitié de cœur,

Quand l’un ne trompe point l’autre. »

« L’homme pressé de folie

Jure, promet, donne gage :

Ainsi me feriez hommage,

Sire, me dit la vilaine,

Mais pour mince droit d’entrée,

Je ne laisserai vertu,

Ni prendrai nom de ribaude. »

« Fillette, les créatures

Retournent à leur nature:

Apprêtons-nous, vous et moi,

A faire un couple, vilaine,

A l’abri, le long du pré:

Vous y serez plus tranquille

Pour faire la douce chose. »

« Sire, oui, mais selon raison

Le fou cherche la folie,

Le courtois, gente aventure,

Et le vilain, la vilaine

Là fait défaut le bon sens

Où n’est pas gardée mesure

Au dire de la gent ancienne. »

« Belle, de votre figure,

je n’en vis de plus friponne

Ni en son cœur plus traîtresse. »

« Sire, la chouette vous jette

Ce sort … L’un baye aux images

Quand l’autre attend la vraie manne! »

Ma Domna, escortée de ces Belles Compagnes, est arrivée au début du chant. Elles saluent de leur rire la fin de celui-ci et félicite le Jongleur, le poète et le bel esprit de l’héroïne de cette chanson.

- Et maintenant, me dit ma Dame, allez-vous nous soumettre un de vos jeux?

- Pas aujourd’hui! Mon humeur est plutôt à la contemplation, n’en déplaise à l’élue de mon cœur et à ses amie.

Par un sourire, elle accepte mon choix et vient s’asseoir près de moi. Nous écoutons le Jongleur qui débute un air joyeux.

Je prend la parole à la fin du chant.

- Dames ! Je ne vais pas vous laissez sur la déception de ne pas exercer votre esprit sur de belles questions d’Amour. Je vous propose donc ce jeu :

Si vous deviez perdre votre Amour, vous préféreriez l’avoir perdu d’avoir déchu, ou que ce soit l’être aimé qui ne fût plus digne de Lui ?

dame et amant au jardin courtois

De retour

10 août 2014

Enfin…

Envie de reprendre mes aventures. Envie de m’ occuper de notre jardin.

Envie, de nouveau, de vous parler de fin’amor, de mes amis troubadours  et trouvères, et de mes ballades en Borcéliande.

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En cadeau, je vous offre un extrait d’ un chant de Thibaut de Champagne :

Le rossignol chante tant

Qu’ il tombe mort de l’ arbre;

Vit-on jamais si belle mort,

Si douce et si agréable?

De même façon je meurs en chantant,

Car je n’ arrives pas à être écouté de ma Dame,

Qui ne daigne pas avoir pitié de moi

 

ScanMa monture s’impatiente. Je lui est promis une ballade en forêt, pour y croiser, selon la chance, le Cerf Blanc, la Licorne, le colérique sanglier ou croiser le regard d’un loup. Je vous laisse redécouvrir notre jardin et nos jeux précédents. il est toujours temps de les (re)découvrir et de participer.

A bientôt pour un nouveau jeu.

Le Roman de Renart – Le lion NOBLE

10 août 2014

Voici à présent Noble, le roi. Entouré de sa cour de barons, le Noble le lion est juste et majestueux alors que la lionne, Fière, son épouse s’avère orgueilleuse et un peu sotte. Dans la Bible, le lion a une image tantôt positive (le lion de Judas, les lions du trône de Salomon, le lion de saint Marc), tantôt néfaste, lorsque Samson, David et Daniel doivent l’affronter. Vers le XIIe siècle, il prend une image positive et remplace l’ours comme roi des animaux.

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Selon les Bestiaires, on prête au lion à trois « nature ».

Le lion efface de sa queue toute trace pour se protéger des chasseurs. Il dort les yeux ouverts. Quand la lionne met bas, les lionceaux sont mort-nés mais au bout de trois jours, le lion les ranime d’un grognement, par la force de son souffle.

On dit aussi que c’est un animal généreux qui n’attaque l’homme que lorsqu’il a faim.

Au Moyen Âge, le lion ne peut pas être considéré comme un animal exotique : il est présent partout, sur les armoiries, sur les chapiteaux des églises, dans les manuscrits, et, de manière très réelle, dans un très grand nombre de ménageries.

Dans les prochains jours , nous vous présenterons la cour du roi et les autres personnage de notre spectacle.

Le Roman de Renart – Le goupil RENART

6 août 2014

A tout seigneur, tout honneur, nous commencerons notre présentation des personnage de notre futur spectacle par Renart.

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Déjà considéré comme un animal fourbe et malfaisant par Aristote, par les fables antiques et par l’Evangile, le renard est au Moyen Âge le symbole de la ruse, de la perfidie et de l’hypocrisie. Espiègle, complexe et polymorphe, il va du bon petit diable redresseur de torts jusqu’au démon lubrique et débauché. Il incarne la ruse intelligente liée à l’art de la belle parole. Messire Renart vit à Mauperthuis. Marié à Hermeline la goupille, il a  deux fils nommés Percehaie et Malbranche. Plus tard, viendra un troisième fils nommé Renardel.

Une preuve incontestable du succès de l’oeuvre et que le nom commun renard remplaça le vieux mot goupil dans le langage courant.

Le Roman de Renart – Un spectacle en création

3 août 2014

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Le Roman de Renart est une œuvre écrite au cours du XIIIe siècle en langue romane et composée de courts récits indépendants en vers octosyllabiques. Il existe 27 branches rédigées, au cours des années, par des auteurs au talent et au style différents. L’ensemble forme une histoire sans rigueur dans la chronologie ou la logique du récit.

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Le succès de cette œuvre, que l’on récite en public, est avéré par plusieurs sources de l’époque. Critique sociale, on y moque aussi la littérature courtoise. La religion n’est pas épargnée. Ce texte est un divertissement qui montre derrière le masque animal, une réalité parfois cruelle et crue.

 

 

 

 

A l’occasion des Médiévales de Noisy-le-Grand, les 27 et 28 septembre 2014, L’association Fortuna présentera un spectacle original sur le Roman de Renart.

Ce spectacle est constitué de plusieurs saynète inspirées du texte historique, bien entendu, mais aussi de notre vision de l’aventure et des personnages.

L’écriture du texte est le résultat d’un travail préparatoire de lectures communes de plusieurs traduction, d’improvisation théâtrale, et de réflexions pour trouver un style original.

 

De même, la conception et la création des costumes et des accessoires sont confiés à des artistes costumières. Nourries de notre travail et ayant carte blanche sur le projet, elles nous ont proposées une ligne artistique originale en cohérence avec les thématiques du spectacle.

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Enfin, des partenaires nous ont rejoint pour enrichir le projet :

La compagnie Cyclone, pour compléter le texte et pour le travail de mise en scène.

Aux couleurs du Moyen Age, pour l’habillage musical du spectacle.

 

Dans de prochains articles, nous reviendrons sur les personnages de notre histoire et sur notre création.

 

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Stage : Commedia dell’arte – Le passage de l’improvisation au canevas – Les Photos

6 mai 2014

Voici quelques photos du stage Commedia dell’Arte – le passage de l’improvisation au canevas organisé par Fortuna. Un Week-end plein de plaisir et de découverte. Merci à notre intervenant, Stéphan Debruyne.

D’autres photos sur notre page Facebook

Mousquetaires! Une salle d’Armes du XVIIème Siècle pendant 2 jours au Musée de l’Armée.

11 avril 2014

Les escrimeurs de Fortuna, la Compagnie Cyclone, la compagnie des Gardes Françaises, accompagnés des escrimeurs de L’Usivry Escrime,  tenteront de recréer une salle d’Armes du XVIIème Siècle dans la salle Turenne, au Musée National des Invalides. Durant deux jours, l’Escrime ancienne sera à l’honneur sous la direction de Philippe Penguy. Ceci dans le cadre de l’exposition Mousquetaires.

expo mousquetaire INvalides

Horaire de la salle d’arme :

10h00 à 12h00 et 13h30 à 18h00 le samedi 12 et le dimanche 13 avril.

une vidéo pour vous donner envie? C’est ici!


Stage : Commedia dell’arte – Le passage de l’improvisation au canevas – 26 et 27 avril 2014

28 mars 2014

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Fortuna vous propose un nouveau stage :

Commedia dell’arte

Le passage de l’improvisation au canevas

Les compagnies de Commedia dell’Arte pouvaient monter jusqu’à quarante spectacles par an. Elles avaient élaborer différentes techniques pour créer une pièce en quelques jours. La principale étaient le travail du canevas. Le Capo comico ou chef de troupe proposait un canevas aux comédiens, cela consistait à décrire la situation de départ puis à donner une trame contenant l’ordre des scènes avec les entrées et sorties des personnages et une explication sommaire sur le contenu des scènes .

Ensuite revenait aux comédiens le travail de « remplissage » par l’improvisation.arlequin

On y rajoutait également du spectaculaire : chant , danse , combat , acrobatie …

et on obtenait ainsi un spectacle qui pouvait être donné au public.

Evidemment il fallait plusieurs années d’apprentissage aux « comédiens de l’art » pour atteindre une maîtrise suffisante dans tous ces domaines.

Pour ce nouveau week-end de stage, dans la suite de notre stage de mars 2013 nous continuerons le travail des fondamentaux : l’improvisation, les personnages de commedia, le jeu masqué et nous poursuivrons avec une nouvelle étape : le passage de l’improvisation au canevas ; où comment élaboré des courts scénarios en améliorant et en étoffant les propositions d’improvisations pour élaborer des scènes plus complètes qui mis ensemble avec quelques lazzis, extraits de répertoire classique et effets spectaculaires commenceront à donner l’idée d’un véritable spectacle de commedia.

Le répertoire classique bienvenu serait celui des comédies de Molière , Goldoni ou Shakespeare que connaîtront les stagiaires …

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Intervenant : Stéphan Debruyne de la compagnie À tout va !

STEPHANESes études théâtrales à l’université Paris 8 à peine achevées, il rencontre Carlo Boso en 1996 dans le cadre d’un stage organisé au sein de la compagnie du Mystère Bouffe à Paris. Il se passionne immédiatement pour cette forme théâtrale où l’acteur devient auteur par le biais de l’improvisation et où l’apprentissage des techniques (jeu masqué, chant, escrime, pantomime, acrobatie, danse, musique, etc..) permettent un théâtre total drôle, percutant et tellement efficace auprès du public.
Carlo Boso lui propose de rejoindre sa troupe et il va travailler de manière récurrente avec lui (Horatio dans La Folie d’Isabelle, Freddy dans Quai Nord, Roméo et Brighella dans Les Amants de Vérone, Cinzio dans Scaramouche). Ses années passées près du « maître» achèveront sa formation sur la Commedia dell’Arte. Durant ces années il travaille également le chant classique avec Benoît Combes et Samuel Muller, se forme à l’escrime-spectacle avec Maître Heddle Robboth et Maîtres Camboni et Rostain et à la pantomime avec Pavel Ruba.
Formé au clown par Gabriel Chamé en 1999, qui le mettra en scène dans le rôle de Protée dans Les Deux Gentilshommes de Vérone de Shakespeare, il se spécialisera dans un théâtre comique, exubérant et poétique qui rend possible une critique de notre société avec humour et distance. En 2003, Jean-Hervé Appéré avec lequel il joue sous la direction de Carlo Boso, crée Comédiens et compagnie et lui propose d’intégrer la troupe.
Cette aventure se poursuit autour du théâtre classique, de la  Commedia dell’ Arte et de l’opéra : plus de 600 représentations.

Depuis 2000, Stéphan Debruyne dirige des ateliers et stages de Commedia. En 2004 il enseigne au Studio Alain de Bock à Paris jusqu’en 2008 où se forme la compagnie À Tout Va ! du désir des élèves de créer et de jouer ensemble.
La commedia dell’arte est apparue au XVe siècle : elle tient ses racines des fêtes du rire qui sont à la base de grands carnavals.
Les représentations eurent d’abord lieu sur des tréteaux avec un comique principalement gestuel (pitreries). Dans la comédie improvisée, le discours est sans cesse renouvelé, les acteurs s’inspirent des circonstances et des drames contemporains et font de la pièce qu’ils représentent une œuvre changeante, incessamment rajeunie.
Les types comiques sont les mêmes que ceux de la comédie italienne : ses masques et ses bouffons s’y retrouvent. Il y a d’abord les quatre types principaux : Pantalon, le Docteur, le Capitan, et les zannis ou valets, avec leurs variétés de fourbes ou d’imbéciles, d’intrigants ou de poltrons ; puis les amoureux, les Horace, les Isabelle ; enfin les suivantes, comme Francisquine.

Ce stage vous est proposé le week-end du 26 et 27 avril 2014 de 10 h à 17 h
(pause déjeuner de 1 h)
À la  Maison pour tous (MPT) Marcel Bou
8-10 rue du docteur Sureau
93160 Noisy-le-Grand

Inscriptions par mail : association.fortuna@gmail.com

ou par téléphone au 01 43 04 44 73

(nombre de place limité)

80 € par personne pour les deux jours
paiement sur place

Stage de théâtre – Conter, ou l’art du mensonge vrai – Les Photos

22 mars 2014

Voici quelques photos du stage « Conter, ou l’art du mensonge » , organisé par Fortuna. Nous remercions notre intervenant, Philippe Penguy, pour ce stage si chaleureux et plein de découvertes.

Plus de photos sur notre page Facebook

Stage de théâtre – Conter, ou l’art du mensonge vrai – 16 mars 2014

17 février 2014

Conter, ou l’art du mensonge vrai.

Le conteur part du postulat que tout le monde sait qu’il raconte des mensonges. Selon les cultures, il s’excuse par avance. C’est le fameux « Il était une fois » qui situe dans un lieu indéfini, à une époque indéterminée, l’action qui va être racontée. Dans « Les Mille et Une Nuits », le conteur ajoute même, à intervalles réguliers, la phrase fameuse « Il n’y a de vérité qu’en Dieu le très Haut, le très Grand », comme si la caution divine pouvait excuser le pauvre hère simplement humain qui raconte des énormités.

Mais cela n’empêche pas la sincérité. Si, depuis la nuit des temps, quelle que soit la Culture, l’homme se raconte et raconte encore des Histoires, des contes, des légendes, selon un schéma universel, c’est peut-être pour conjurer la peur de la Mort, qui est au fond la seule certitude, la seule vérité.

L’Art du conteur repose sur sa confiance et son incertitude. Sur sa capacité à voyager, à faire voyager, à convoquer l’imaginaire et à imaginer sans fin de nouveaux espaces. C’est donc un compagnonnage, une complicité qui s’établit entre le spectateur et le conteur. Alors il n’y a plus mensonge, mais partage.

Autre chose. Lorsque le conteur est face à un public, il est dans le meilleur des cas protégé par le quatrième mur. Mais la plupart des conteurs ne sont pas dans le confort du théâtre. La petite salle, la place publique, le fameux cercle au coin du feu, sont le plus souvent le lot de celui qui vient conter.

Se pose ensuite la question : que conter ? Une histoire archi-connue ? Mais qui va m’écouter ? Le plaisir du spectateur est alors celui de l’enfant, qui aime qu’on lui raconte cent fois la même histoire. Mais dans ce cas, il faut faire cela bien, être captivant…

Peut-on aussi raconter une histoire nouvelle ? Si oui, d’où vient-elle ? Est-elle nouvelle pour tout le public ? Le conteur y a-t-il ajouté des choses de son cru ? En ce cas, le conteur est-il un improvisateur ?

Nous tenterons d’apporter des réponses à toutes ces questions. Si nous n’avons pas les réponses nous les inventerons…

Si vous avez un conte, un bout de quelque chose, amenez-le…

Intervenant : Philippe PENGUY

Metteur en scène, comédien, auteur, il est directeur artistique de la Cie Cyclone, et  joue régulièrement avec la cie du Huitième Jour.
BOOK DE PHILIPPE PENGUYFormé comme comédien à l’American Center, il joue au théâtre (Charlemagne dans « La chanson de Roland », Pélée dans « Andromaque » d’Euripide, Hélicanus et différents rôles dans « Périclès » de Shakespeare, le grand Tui du palais et différents rôles dans « Turandot » de Brecht, le chevalier dans « L’heureux stratagème » de Marivaux…). Il travaille aussi pour la télévision (Divine Emilie, Vérités assassines, la série « Préjudices »). Parallèlement à son parcours de comédien, il est l’auteur de neuf pièces de théâtre (« Rouge est le sang », « Le passager de la nuit », une trilogie sur le roi Arthur à destination du Jeune Public…).
Passionné par les histoires et les contes, il joue depuis 1999 « Le roi-cheval » qu’il découpe et remanie au gré des circonstances. Ce corpus de textes emprunte à l’imaginaire celte comme aux légendes slaves ou scandinaves, aux contes orientaux, mais aussi à l’imagination de son interprète.
Il a également mis en scène divers spectacles d’humour (« Sans faux-col », « Vérone », « C’est pas grave », qui seront joués dans toute la France (Paris, Rennes, Antibes, Nice, Lyon, Strasbourg…). Il dirige aussi des spectacles de rue pour la compagnie Cyclone (« Un jour au Moyen-Âge » spectacle à 15 personnages, joué depuis 2004), des ateliers d’écriture débouchant sur des spectacles théâtraux au sein des quartiers de la ville de Gonesse (« Les pitoyens » en 2006). En 2008 il écrit et met en scène « Mélisande et le père Noël », une création « Jeune Public » pour la ville de Vitré. En 2009 il conçoit et dirige six spectacles (« Les mousquetaires 1643 », « La salle d’Armes 1740 », « Duellistes sous le Premier Empire », « Les réminiscences », « Le salon littéraire de Madame Récamier », « Un vent de liberté ») à l’occasion de « La Nuit des Musées » et des « Journées du Patrimoine » en 2009, pour le Musée de l’Armée à l’Hôtel National des Invalides. En 2011 il écrit et met en scène « Noce à la Villa » pour la ville de Noisy-le-Grand. En 2012 il met en scène « Macbeth » de Shakespeare pour le théâtre Le Ranelagh, avant de réintégrer la compagnie du 8ème Jour en 2013 pour « L’heureux stratagème » de Marivaux.
Il a également fondé la section d’escrime artistique à Ivry-sur-Seine en 2001, qui compte à l’heure actuelle plus de 80 adhérents, ce qui l’amène à régler les combats de différents spectacles (« Bretagne en Marches », « Les faux jumeaux vénitiens », « Coucy à la Merveille »…).

Ce stage vous est proposé le dimanche 16 mars 2014
de 10 h à 18 h
(pause déjeuner de 1 h)

À la Maison pour tous (MPT) Marcel Bou

8-10 rue du docteur Sureau
93160 Noisy-le-Grand

Inscriptions par mail : association.fortuna@gmail.com

40 € par personne

paiement sur place